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culturevia RFI — France··2 min de lecture

France: pour les 25 ans de la loi Taubira sur l'esclavage, Sébastien Lecornu marque le coup

Personnalités citées :Sébastien LecornuGérard Larcher
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Le contexte

La loi Taubira, adoptée en 2001, a été un tournant dans la reconnaissance de l'esclavage comme un crime contre l'humanité en France. Chaque 10 mai, la France commémore l'abolition de l'esclavage et rend hommage aux victimes de la traite. En 2026, cette commémoration marque les 25 ans de cette loi.

Ce qu'il faut retenir

Lors de la commémoration des 25 ans de la loi Taubira, le Premier ministre Sébastien Lecornu a rendu hommage à l'importance de cette loi dans l'histoire de France. Il a souligné la nécessité de rester vigilant face au racisme persistant, notamment dans le contexte politique. Gérard Larcher, président du Sénat, a évoqué la question des réparations pour les crimes reconnus, un sujet qui reste sensible et non abordé par Lecornu.

Ce que ça change

Cette commémoration souligne l'importance de la loi Taubira dans la mémoire collective française et relance le débat sur la réparation des injustices historiques. Les déclarations des responsables politiques mettent en lumière les défis contemporains liés au racisme et à l'esclavage moderne, tout en appelant à une réflexion sur la justice et la reconnaissance des souffrances passées.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

Comme tous les 10 mai, la France commémore le souvenir de la traite et de l'esclavage et leur abolition. En cette année 2026, cela marque aussi les 25 ans de la loi dite Taubira, ayant fait de la France le premier pays au monde à reconnaître l'esclavage comme un crime contre l'humanité. Lors d'une cérémonie officielle au Sénat, le chef du gouvernement a évidemment rendu hommage à l'ex-ministre socialiste et appelé à la vigilance, en France et dans le monde, près de deux siècles après l'abolition de l'esclavage.

C'était il y a un quart de siècle à la Chambre haute. Lors d'un ultime vote en 2001, la loi dite Taubira était définitivement adoptée Sous les ors du Palais du Luxembourg, le Premier ministre loue un texte essentiel à ses yeux. « [La loi Taubira] témoigne de notre capacité, à certains moments décisifs de notre histoire, à nous retrouver sur l'essentiel », déclare Sébastien Lecornu .

Se souvenir du passé et regarder l'avenir, même si le chef du gouvernement déplore la persistance du racisme plus de 150 ans après l'abolition de l'esclavage, notamment dans la sphère politique.

« Il faut être lucide. Nous l'avons vu récemment avec les attaques odieuses dont ont été la cible certains élus de couleur à l'issue des élections municipales », rappelle le Premier ministre, en référence entre autres au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko.

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Dans un discours assez classique, Sébastien Lecronu évoque aussi l'esclavage moderne. « Le trafic d'êtres humains brise des milliers de vies humaines à travers le monde », souligne le Premier ministre.

Il n'a cependant pas évoqué le sujet toujours attendu par les peuples victimes de la traite négrière, de la réparation. A contrario , le président du Sénat Gérard Larcher l'a évoqué ouvertement. « Les crimes reconnus gagneraient maintenant à être réparés. Il en va du sens de la justice », martèle Gérard Larcher.

Dans aucun discours en revanche, il n'a été question d'une récente résolution du Ghana à l'ONU visant à faire de la traite des Africains le plus grave crime contre l'humanité. La France a choisi de s'abstenir, Paris dit ne pas vouloir créer de hiérarchie.

Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

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