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electionsvia Sud Ouest··2 min de lecture

Free party : « En prison pour avoir dansé au réveillon », des centaines de personnes manifestent partout en France contre le durcissement législatif

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Le contexte

Le projet de loi Ripost, actuellement débattu au Parlement, vise à durcir la pénalisation des free parties en France. Ce projet a suscité des inquiétudes parmi les organisateurs et participants de ces événements, qui se sentent menacés par des mesures jugées liberticides. Les manifestations qui se déroulent dans plusieurs villes de France sont une réponse à cette législation.

Ce qu'il faut retenir

Des centaines de personnes ont manifesté à travers la France contre le projet de loi Ripost, qui vise à pénaliser davantage l'organisation et la participation aux free parties. Les manifestants expriment leur opposition à ce qu'ils considèrent comme des lois liberticides. À Marseille, environ 500 personnes ont défilé, tandis qu'à Montpellier, 800 personnes ont participé à une mobilisation similaire. Les pancartes brandies par les manifestants dénoncent la répression et défendent la culture des free parties.

Ce que ça change

Cette mobilisation pourrait influencer le débat parlementaire autour du projet de loi Ripost. Si les manifestations continuent de croître, elles pourraient amener les législateurs à reconsidérer certaines dispositions du texte. Les participants soulignent l'importance de préserver un espace culturel accessible et inclusif, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la perception et la réglementation des événements festifs en France.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Plusieurs centaines de personnes ont défilé dimanche pour protester contre des projets de loi visant à pénaliser davantage l’organisation et la participation aux free parties

« Plus de son moins de répression » : au rythme de la musique techno, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche à Marseille contre des législations à l’étude au Parlement pour durcir la pénalisation des free parties , une mobilisation appelée dans plusieurs villes de France.

Samedi à Montpellier, ils étaient 800 selon la police, rassemblés sur le parvis de l’hôtel de ville, dans une ambiance détendue et brandissant des pancartes vindicatives où on pouvait lire « Touche pas à ma culture », « On préfère nos vinyles à vos vies nulles ». À l’appel des collectifs de défense des free parties, cette mobilisation est attendue dans trente villes, ce week-end mais aussi début juin, pour dénoncer « des propositions de loi liberticides ».

Dimanche, à Marseille écrasée par la chaleur, les manifestants (environ 500 selon la police) ont pris part à un cortège rythmé par la musique techno, diffusée par des enceintes montées sur une dizaine de camions. Certains étaient torse nu quand d’autres arboraient des tenues plus étudiées, comme des uniformes oranges de détenus. « En prison pour avoir dansé au réveillon », « Répression tentaculaire, on se laissera pas faire », « Plus de son moins de répression », pouvait-on lire sur certaines pancartes.

« Nous continuerons de nous battre pour protéger cette culture », assure Jules, 25 ans, venu du Var, qui a souhaité comme les autres personnes interrogées garder l’anonymat. Il fustige une « loi liberticide qui va emprisonner des jeunes rêvant de proposer des lieux d’évasion ouverts à tous, inclusifs et gratuits ».

Adopté au Sénat, le projet de loi Ripost attend d’être débattu à l’Assemblée nationale. Pour les organisateurs de fêtes, il prévoit une peine de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende, et jusqu’à six mois de prison et 7 500 euros d’amende pour les participants. Le seuil de déclaration obligatoire en préfecture serait abaissé à 250 participants contre 500 actuellement.

Alix, 23 ans, étudiante en master de relations internationales, explique « en tant que femme » se sentir « beaucoup plus safe en teuf qu’en boîte ». L’attrait des free parties vient aussi de « la hausse des prix des concerts », avec « une centaine d’euros minimum pour un gros festival ». Certains manifestants plus âgés reconnaissent « ne pas aimer » la musique techno. « C’est pas la question », estime Cécile, 61 ans. « On criminalise la musique, la fête, les jeunes ! »

Samedi à Montpellier, Tom, 20 ans, étudiant en cinéma et audiovisuel, défend « des mouvements de liberté où les jeunes veulent juste danser et s’amuser ». « L’univers de la rave party, c’est très singulier. C’est gratuit, accessible à tous, dans des lieux naturels », plaide le jeune étudiant.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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