Aller au contenu principal
Toute l'actualité
electionsvia Le Figaro··4 min de lecture

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann assure n’avoir aucune «obsession de la candidature»

Personnalités citées :Raphaël GlucksmannLéa SalaméJean-Luc MélenchonFrançois HollandeGabriel AttalÉdouard PhilippeJordan BardellaMarine Le PenFrançois RuffinMarine Tondelier
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Raphaël Glucksmann est un eurodéputé et membre du mouvement Place publique. Il envisage une candidature à l'élection présidentielle de 2027, en cherchant à rassembler la gauche démocrate et républicaine. Le débat sur la candidature à la présidentielle est déjà en cours, avec plusieurs personnalités politiques qui se positionnent.

Ce qu'il faut retenir

Lors d'une interview, Raphaël Glucksmann a déclaré qu'il n'avait pas d'obsession pour la candidature à la présidentielle de 2027. Il souhaite d'abord unifier la gauche sociale-démocrate avant de prendre une décision. Glucksmann critique les autres candidats et affirme que les Français veulent un changement par rapport aux dirigeants actuels. Il se fixe un délai de trois mois pour décider de sa candidature, en tenant compte des sondages et des dynamiques politiques.

Ce que ça change

La déclaration de Glucksmann pourrait influencer la dynamique de la gauche en vue de la présidentielle de 2027. Son appel à l'unification et son positionnement contre les autres candidats pourraient redéfinir les alliances et les stratégies au sein de la gauche. Cela souligne également la volonté d'un changement politique en France, face à la montée des partis nationalistes.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.

Invité ce dimanche du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat », le quasi-candidat à l’Élysée réfute toute « aventure personnelle », et espère « rassembler la gauche démocrate et républicaine ».

Trois mois. C’est le délai que s’est fixé Raphaël Glucksmann, en début de semaine, pour déterminer, en fonction de sa capacité à unifier la gauche sociale-démocrate et à en porter les couleurs, s’il se présentera ou non à la présidentielle de 2027 . Un calendrier que l’eurodéputé Place publique a confirmé dimanche lors du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat », refusant d’être « un candidat de plus dans un espace politique qui en compte déjà trop » . Loin de se lancer dans une « aventure personnelle » , l’essayiste dit, à ce stade, s’employer à « rassembler les dirigeants de la gauche démocrate et républicaine » . Signe de cette abnégation, il assure « envisager toutes les hypothèses » , y compris celle de renoncer à ses ambitions d’ici à la rentrée faute d’être « la bonne personne » pour faire triompher son camp.

Et pour cause : étranger à l’ « obsession de la candidature » , largement répandue en France selon lui, le quadragénaire oppose à celle-ci l’ « obsession de l’exercice des responsabilités » . Un cap qui le conduira, dans les prochaines semaines, aux quatre coins du pays. « On va dialoguer avec les Français, créer une équipe et montrer d’emblée qu’on aura un gouvernement crédible avec des hommes et des femmes prêts à prendre les manettes » , développe-t-il. Reste que, après avoir publié la semaine dernière Nous avons encore envie (Allary Éditions), aux allures de manifeste présidentiel, et à l’approche d’un grand meeting le 13 juin prochain à Aubervilliers, l’élu européen pose ses jalons. Au point d’endosser progressivement le costume de candidat, mû par une « responsabilité particulière » au sein de la gauche réformiste.

« Les Français ne veulent pas les mêmes dirigeants, les mêmes politiques que depuis dix ans ».

Une stratégie que Raphaël Glucksmann construit autour de son résultat aux européennes de 2024 - 13,83 % -, qui fait de lui le seul, dans sa famille politique, à avoir réalisé « un score à deux chiffres à une élection nationale depuis plus dix ans » . Mais également autour de son opposition aux prétendants à la succession d’Emmanuel Macron, qu’il juge engagés dans « une course de petits chevaux » . « Nous pouvons faire plus et mieux » , martèle-t-il, persuadé que les Français, animés par « une volonté de changement » , ne voteront pas pour les deux anciens premiers ministres et candidats déclarés, Gabriel Attal ou Édouard Philippe , afin de faire « barrage » au Rassemblement national (RN). « Ils ne veulent pas des mêmes dirigeants ni des mêmes politiques » mises en œuvre « depuis plus de dix ans » , tacle-t-il.

Sur quels critères, alors, le social-démocrate décidera-t-il de se lancer dans la course ? Si l’avenir professionnel de sa compagne, Léa Salamé , à la tête du « 20 heures » de France 2, entre en ligne de compte dans sa réflexion personnelle, Raphaël Glucksmann s’engage à prendre sa décision au terme d’un « consensus avec ses partenaires » . Sans faire abstraction des intentions de vote. « On ne va pas se mentir : tous les politiques qui expliquent ne pas regarder les sondages mentent » , raille l’eurodéputé, estimé entre 9 et 12 % dans la dernière vague de l’Ifop-Fiducial réalisée pour Le Figaro, LCI et Sud Radio . Juste devant l’ancien président François Hollande , testé entre 8 et 11 %, mais encore relégué derrière Jean-Luc Mélenchon, crédité de 12,5 à 15 %, et porté par une dynamique depuis l’annonce de sa candidature.

Peu importent les tendances, Raphaël Glucksmann refuse de s’avouer battu. Entre l’Insoumis et le tandem à la tête du RN - Jordan Bardella et Marine Le Pen -, l’eurodéputé veut non seulement montrer qu’ « il n’y a pas rien » , mais qu’ « il y a même l’essentiel : la République, cette quête de solidarité sociale, de transformation écologique, d’Europe » . Une ligne qu’il tient pour majoritaire à gauche, aux antipodes de celle qui « crie le plus fort » , celle avec laquelle il se considère « irréconciliable » , dans une formule popularisée il y a plus de dix ans par l’ancien premier ministre Manuel Valls . « Les électeurs ne veulent pas de la brutalisation permanente de Jean-Luc Mélenchon » , fait-il savoir, décrivant son adversaire comme le « meilleur agent électoral du RN », au vu des projections de second tour où l’Insoumis est systématiquement donné perdant face à la droite nationaliste.

De quoi nourrir chez Raphaël Glucksmann l’espoir de battre à « plate couture » l’ex-député de Marseille dès le premier tour, en rééditant l’exploit des européennes, lorsqu’il avait devancé de quatre points la liste LFI. « Plus on se rapprochera de l’élection, plus il y aura une prise de conscience chez les électeurs » en sa faveur, espère-t-il. Encore faut-il que la gauche non insoumise s’unisse autour de sa démarche. Or, entre les candidatures déclarées de François Ruffin et Marine Tondelier et celle, attendue, de François Hollande, celle-ci reste éparpillée. Pas de quoi toutefois inquiéter l’eurodéputé, convaincu qu’à l’aune du « risque d’une bascule de la France dans le camp des poutinistes et des trumpistes » , la personne « la mieux placée » de son camp ne saurait être empêchée par « gloriole personnelle » .

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.