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internationalvia Sud Ouest··4 min de lecture

Guerre au Moyen-Orient, carburant, Ukraine, droits de douane sur les vins… Ce qu’il faut retenir de la prise de parole d’Emmanuel Macron au 13 heures de TF1

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Emmanuel MacronDonald Trump
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Le contexte

Emmanuel Macron s'exprime sur des sujets internationaux majeurs avant l'ouverture du G7 à Evian. Les discussions portent sur l'accord entre l'Iran et les États-Unis, le conflit en Ukraine et les tensions commerciales avec les États-Unis concernant les vins français.

Ce qu'il faut retenir

Emmanuel Macron a évoqué la nécessité de garantir la libre circulation dans le détroit d'Ormuz et a proposé le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle pour soutenir cette mission. Il a également appelé Donald Trump à exercer plus de pression sur la Russie concernant le conflit en Ukraine. Enfin, il a exprimé son intention de discuter fermement des menaces de droits de douane sur le vin français en raison de la taxe numérique.

Ce que ça change

Les déclarations de Macron soulignent le rôle actif de la France dans les affaires internationales, notamment en matière de sécurité maritime et de soutien à l'Ukraine. Les tensions commerciales avec les États-Unis pourraient avoir des répercussions sur l'économie française, en particulier pour le secteur viticole.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Avant l’ouverture du G7 à Evian ce lundi 15 juin, le président de la République s’est exprimé sur TF1 sur les sujets autour de l’accord entre l’Iran et les États-Unis et ses répercussions, mais aussi sur le conflit en Ukraine et la menace de taxation des vins et champagnes français par Donald Trump

Emmanuel Macron, qui préside le sommet du G7 à Evian (France), a promis ce lundi 15 juin de tout faire avec ses partenaires « pour qu’il n’y ait pas de péage » iranien dans le stratégique détroit d’Ormuz, lors d’un entretien avec TF1 au lendemain de l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran .

Cet accord prévoit la réouverture du détroit, mais les modalités prévues n’ont pas été rendues publiques. « Nous, on défend le droit international et on va tout faire en effet pour qu’il n’y ait pas de péage » dans ce détroit par où transite un cinquième de la production mondiale d’hydrocarbures, a souligné le président français, ajoutant qu’instaurer un péage serait contraire au droit international et aurait pour conséquence de faire « monter les prix pour la terre entière ».

« Donc là, on va aussi en discuter », a-t-il ajouté. « Aujourd’hui, ils (les Iraniens) jouent sur les mots. Ils disent : ‘‘Ce sont pour des services’’. On va regarder », a-t-il également déclaré. « Déjà, la priorité, c’est le rouvrir, c’est faire sortir les centaines de bateaux, de porte-conteneurs, de tankers […], les équipages […] » , a-t-il dit.

Emmanuel Macron a en outre assuré que le porte-avions français Charles de Gaulle « peut être déployé dans les deux ou trois jours » dans le détroit d’Ormuz si l’accord est bien confirmé, afin d’aider à rouvrir le détroit dans le cadre d’une mission internationale. Pour l’heure, la priorité, c’est qu’il y ait « un accord solide et sérieux qui soit finalisé » entre Washington et Téhéran, a estimé le président français.

Mais il faudra aussi négocier sur le programme nucléaire iranien, a-t-il poursuivi, en s’assurant que le stock d’uranium hautement enrichi présent en Iran soit neutralisé sous supervision de l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a-t-il dit.

S’agissant des 450 kg d’uranium enrichi à 60 %, un seuil proche du taux de 90 % d’enrichissement nécessaire à la fabrication d’une bombe nucléaire, « soit il faut le sortir, soit le diluer », a-t-il affirmé, alors que des informations circulent sur la possibilité que ce stock soit entièrement dilué en Iran. « Ensuite, il faut s’assurer qu’il y aura un contrôle de cette agence (AIEA) pour que les Iraniens ne puissent pas, dans les mois et les années qui viennent, se réorganiser pour refaire de l’uranium enrichi et construire des armes avec », a-t-il insisté.

Le gouvernement va également « s’assurer » que la chute de cours du pétrole attendue après la conclusion d’un accord entre les États-Unis et l’Iran soit « bien répercutée à la pompe » , a indiqué le président de la République.

« C’est dans les semaines qui viennent qu’on aura un impact sur les cours », avec une baisse rapide des marchés mais ensuite, « pour que les chaînes logistiques repartent, ça va prendre quelques semaines », a prévenu le chef de l’État.

Concernant le conflit en Ukraine, Emmanuel Macron a exhorté son homologue américain Donald Trump à mettre davantage de « pression » sur la Russie. « Ce que je veux au fond, c’est d’avoir des Américains qui se disent : ‘‘On est avec vous, on va continuer d’aider l’Ukraine, on va mettre la pression davantage sur la Russie’’ », a-t-il déclaré. « La bonne négociation, c’est l’Ukraine et la Russie autour de la table, mais avec les Européens et les Américains qui sont là », a-t-il ajouté.

Les Européens espèrent aussi convaincre Donald Trump de revenir à une position plus équilibrée en faveur de l’Ukraine, alors que ses émissaires ont envisagé des concessions territoriales en faveur de la Russie allant au-delà de la ligne de front. « C’est un allié qui pensait pouvoir finir vite la guerre en Russie il y a un an et demi, qui a vu la difficulté à nos côtés, qui ne finance plus l’effort de guerre », a rappelé le président français, Donald Trump ayant promis à son retour à la Maison-Blanche de régler le conflit en 24 heures. « C’est un effort que les Européens quasi exclusivement font », en matière de soutien militaire comme d’aide économique à l’Ukraine, a-t-il ajouté.

Sur le sujet de la menace de droits de douane de 100 % sur le vin français si Paris ne supprime pas sa taxe sur les services numériques réclamée aux entreprises technologiques, Emmanuel Macron a dit lundi vouloir « une discussion respectueuse mais ferme » avec Donald Trump.

« Cette taxe numérique, les Européens l’ont décidée, plusieurs pays l’ont mise en œuvre, elle fait partie de notre droit. Ce n’est pas les États-Unis qui décident pour le droit des Européens, ni des Français », a prévenu le président français depuis Évian, où doit s’ouvrir le sommet des grandes puissances dans la soirée. En matière commerciale, « il faut de la stabilité », « les tarifs, ça fait du bien à personne et surtout les tarifs entre pays du G7 », a-t-il insisté.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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