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economievia Sud Ouest··2 min de lecture

Guerre au Moyen-Orient : le choc énergétique lié au conflit est moins grave pour l’économie française qu’en 2022, selon l’Insee

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

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Le contexte

La guerre au Proche-Orient a des répercussions sur l'économie mondiale, notamment à travers les fluctuations des prix du pétrole. L'Insee, l'institut national de la statistique, analyse l'impact de ces crises sur l'économie française, en les comparant à des événements passés comme la guerre en Ukraine et les chocs pétroliers des années 70.

Ce qu'il faut retenir

L'Insee estime que le choc énergétique lié à la guerre au Proche-Orient aura un impact limité sur l'économie française, avec une baisse du revenu national de 0,2 point cette année. En comparaison, cette baisse était de 1,4 point en 2022 lors de la guerre en Ukraine. La dépendance réduite de la France aux produits pétroliers et l'amélioration de l'efficacité énergétique contribuent à atténuer cet impact. Cependant, le pouvoir d'achat des ménages en produits pétroliers devrait baisser de 20 % par rapport à 2025, comme en 2022.

Ce que ça change

L'analyse de l'Insee souligne une résilience de l'économie française face aux chocs énergétiques récents, mais met en lumière la nécessité d'une vigilance continue concernant le pouvoir d'achat des ménages. Les mesures d'aide ciblées du gouvernement pourraient ne pas suffire à compenser la baisse du pouvoir d'achat, ce qui pourrait influencer les décisions politiques futures concernant les subventions et l'aide aux ménages.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

L’impact de la crise au Proche-Orient sur l’économie française reste limité par rapport aux chocs pétroliers passés et à la crise ukrainienne

Le choc énergétique provoqué par la guerre au Proche-Orient devrait avoir nettement moins d’impact sur l’économie française que celui engendré par la guerre en Ukraine en 2022 , ou lors des chocs pétroliers des années 70, a estimé mercredi l’Insee. Malgré la flambée récente du prix du pétrole, qui est allé jusqu’à doubler par rapport à 2025 où le baril de qualité Brent s’échangeait à quelque 60 dollars, la crise amputerait au total le revenu national de 0,2 point cette année.

Or, c’était 1,4 point en 2022 et trois points pendant les chocs pétroliers des années 70, guerre du Kippour en 1973 puis révolution iranienne en 1979, remarque l’Insee dans sa note de conjoncture trimestrielle. L’Institut national de la statistique remarque au passage que le pic de prix n’a pas été atteint pendant une de ces crises, mais en juin 2008, juste avant celle des subprimes, quand la demande était énorme et que le prix du baril dépassait 130 dollars.

Le taux de change explique en particulier que le choc soit moins ressenti cette année. C’est en effet en 2022, quand l’euro, très déprécié, était à parité avec le dollar, que le prix du baril a atteint son maximum pour les pays de la zone euro. Ensuite, la crise actuelle se concentre essentiellement sur le pétrole alors que les prix du gaz et de l’électricité s’étaient aussi envolés en 2022, en raison de « craintes de ruptures d’approvisionnement en gaz après l’embargo contre la Russie », et « d’une indisponibilité d’une large fraction du parc nucléaire français ».

La baisse continue de la dépendance de la France aux produits pétroliers fait aussi la différence, grâce au nucléaire mais aussi à une meilleure efficacité énergétique de l’industrie, selon l’Insee. L’institut relève que « le choc actuel pourrait même contribuer à amplifier la tendance récente à l’électrification du parc de véhicules en France, ce qui réduirait encore davantage la dépendance de l’Hexagone aux produits pétroliers ».

Pour autant, le choc n’est pas indolore pour les ménages. En 2022, l’État « avait mis en place des subventions généralisées à la pompe », remarque l’Insee, alors que cette année le gouvernement n’a pris que des mesures d’aide aux entreprises et aux ménages très ciblées. Résultat, le « pouvoir d’achat en produits pétroliers » des ménages baisserait de 20 % actuellement par rapport à 2025, exactement comme en 2022.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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