Entre joie, crainte d’une paix fragile et potentielle ouverture du détroit d’Ormuz, un grand nombre de personnalités politiques du monde entier ont réagi à l’accord de paix conclu entre les États-Unis et l’Iran
Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord de paix sur tous les fronts, y compris au Liban, pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient démarrée le 28 février et permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.
Voici les principales réactions mondiales :
« Il s’agit d’une étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit », a souligné dans un communiqué le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, remerciant plusieurs pays pour leur rôle de médiateur, dont le Pakistan.
Le président du Conseil de l’Union européenne (UE), Antonio Costa, a salué lundi l’accord annoncé entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, ajoutant que les Européens étaient prêts à contribuer à une « paix durable ».
I welcome the agreement just announced between Washington and Tehran. I look forward to an end to this costly war and to the full restoration of freedom of navigation in the Strait of Hormuz. I commend the tireless diplomatic efforts of all those who made this deal possible.…
« J’attends avec impatience la fin de cette guerre coûteuse et de la pleine restauration de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz », a-t-il réagi sur X. Le Conseil européen rassemble les chefs d’État et de gouvernement de l’UE.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a estimé lundi que l’accord annoncé entre l’Iran et les Etats-Unis était une «bonne nouvelle», si toutefois «elle est confortée par les développements des jours qui viennent».
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a salué lundi «un pas historique vers la paix» après la conclusion entre les États-Unis et l’Iran d’un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, à l’aide de la médiation de son pays.
Le Liban n’a pas été informé de l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran, qui prévoit la fin de la guerre sur tous les fronts au Moyen-Orient, y compris entre le Liban et Israël, a indiqué lundi une source officielle ayant requis l’anonymat.
Le président français Emmanuel Macron a appelé lundi à la mise en place d’un « cessez-le-feu robuste et durable » au Liban, alors qu’une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth a encore fait trois morts dimanche.
Le président français a également déclaré que la mission maritime internationale mise en place par la France et le Royaume-Uni était « prête à accompagner » la réouverture du détroit d’Ormuz après l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran.
Dans une vidéo postée dimanche soir sur Instagram à son arrivée à Evian, où commence lundi un sommet du G7, il avait déclaré que « l’objectif sera de voir les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d’Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d’un accord sur le nucléaire et la balistique en Iran ». « On regardera aussi les voies et moyens de diversifier les routes de l’énergie qui sortent de la région pour sortir de notre dépendance » et donc « les conséquences de la crise au Moyen-Orient sur nos économies », avait-il aussi expliqué.
«La Chine se félicite que les États-Unis et l’Iran soient parvenus à un accord sur le contenu du mémorandum d’entente de première phase, et salue les efforts de médiation déployés par le Pakistan», a affirmé lors d’un point-presse régulier Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères
L’Arabie saoudite a salué lundi l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, tout en prévenant que «les intérêts sécuritaires des Etats de la région» devaient être pris en compte.
«L’Egypte espère que cet accord constituera un tournant majeur vers le renforcement de la confiance mutuelle, la mise en place de nouveaux fondements pour la coopération, la création d’un environnement propice à la paix et la promotion des efforts diplomatiques visant à résoudre les questions régionales restantes», a affirmé le ministère des Affaires étrangères au Caire dans un communiqué.
« Je tiens à féliciter le président Trump ainsi que les médiateurs du Pakistan, du Qatar et d’ailleurs qui ont contribué à cette avancée décisive. Nous appelons depuis longtemps à une désescalade, et c’est précisément le progrès que nous espérions voir se concrétiser », a réagi le Premier ministre britannique Keir Starmer dans un communiqué.
« Il faut désormais se concentrer sur la mise en œuvre intégrale du protocole d’accord afin de garantir la réouverture du détroit et de veiller à ce qu’il reste pleinement et définitivement ouvert, ainsi que sur la finalisation des détails de l’accord sur le nucléaire », a-t-il ajouté.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a souligné dans un message posté sur le réseau social X de « la nécessité d’éviter toute rhétorique, toute provocation et toute action susceptible d’aggraver les tensions dans la période précédant la signature de l’accord, et de rester vigilant face à d’éventuels actes de sabotage ».
ABD ve İran arasında varılan mutabakatı, bölgemizde sulh-u sükûnun hâkim kılınması adına önemli bir gelişme olarak görüyor, memnuniyetle karşılıyorum. Tüm dünyanın uzun süredir ihtiyaç duyduğu bu haberin bölgemizde kalıcı huzur ve güven ortamının tesisine vesile olmasını…
Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a exprimé dans un communiqué son « soutien total à tous les efforts et initiatives visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales ».
La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a déclaré qu’elle espérait que « la libre circulation et la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz soient effectivement garanties, et qu’un accord définitif sur la question nucléaire iranienne et d’autres sujets soit conclu dès que possible ».
L’Australie a averti que « la poursuite de la retenue et un engagement constructif » seraient essentiels pour garantir une paix durable.
« L’Iran doit répondre aux préoccupations de longue date concernant son programme nucléaire et la menace qu’il représente pour la sécurité internationale », ont déclaré le Premier ministre Anthony Albanese et la ministre des Affaires étrangères Penny Wong dans un communiqué conjoint.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a salué lundi l’annonce d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, tout en appelant à ne pas oublier «le coût» du conflit.
Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon s’est félicité lundi sur X de la réouverture du détroit d’Ormuz et a déclaré que « cela contribuera à rétablir des routes commerciales stables, à assurer l’approvisionnement en carburant et à maintenir notre économie en mouvement ».
New Zealand welcomes the US–Iran agreement announced this morning – a positive step toward reducing tensions and strengthening global stability. The conflict has hit Kiwis’ back pockets and put pressure on household budgets. Reopening the Strait of Hormuz will help restore…
