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CONTRE-POINT - Rendre des comptes à une opinion choquée et en colère, sans jouer les fusibles, la voie de passage est étroite.
Responsable mais pas coupable. La phrase maladroite de Georgina Dufoix, ministre de la Santé lors de l’affaire du sang contaminé, dans les années 1980, n’en finit pas de hanter les politiques. En cas de « dysfonctionnement » - mot d’une terrible froideur dans cette affaire Lyhanna -, le rôle d’un ministre est-il de sanctionner les fautes commises ou de les prendre sur lui ?
Gérald Darmanin répond par la première option. Il faut reconnaître que hormis les Insoumis, pas grand monde, y compris parmi ses opposants les plus déterminés, ne réclame sa démission. Rendre des comptes à une opinion choquée et en colère, sans jouer les fusibles, la voie de passage est étroite. Elle l’est plus encore pour un ministre de la Justice qui, contrairement à celui de l’Intérieur sur les préfets, n’a pas d’autorité directe sur des magistrats indépendants.
En présentant dès vendredi soir ses « excuses » aux Français « au nom de la justice », Darmanin avait compris l’urgence de mots forts. Et…
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