À l’occasion de la Journée des femmes pour la paix et sur l’initiative de plusieurs militantes féministes et élues de partis de gauche, une pétition est lancée et un rassemblement est organisé sur le parvis l’hôtel de ville de Paris dimanche 24 mai à 17 heures.
Écouter cet article - réservé aux abonné·e·s
Nous, militantes politiques et associatives, en cette Journée internationale des femmes pour la paix, nous réaffirmons que la recherche d’une paix juste et durable est indissociable de la défense des droits des femmes et de leur participation à tout processus de paix.
De l’Ukraine à la Palestine et au Liban ; de l’Afghanistan à l’Iran au Rojava, dans le nord-est de la Syrie ; du Soudan et du Congo à la Birmanie, en passant par Haïti, la Colombie et le Mali, les guerres détruisent, ciblent les civiles, les tuent, les condamnent à l’exil.
Les femmes, les enfants en sont les premières victimes, privé.es de toute protection, soumis.es aux violences sexuelles quand on ne les enlève pas pour les marier de force, les enrôler dans des groupes armés ou les faire « adopter ».
Face à ces drames, nous affirmons qu’aucune paix durable ne peut se construire par la guerre et la domination. La paix se construit par la diplomatie, l’application du droit international, la reconnaissance de la vérité et la mise œuvre de la justice et des réparations, le respect entre les peuples et la coopération entre les États.
Défendre l’État de droit et les libertés fondamentales, c’est défendre les conditions mêmes d’une paix juste et durable. Dans les processus de paix, la place des femmes est essentielle : si elles doivent être protégées contre la violence des conflits, leur participation à la prévention et à la résolution de ces conflits doit être promue et assurée.
La résolution 1820 du Conseil de sécurité de 2008 reconnaît la violence sexuelle comme arme de guerre ainsi que la nécessité de renforcer significativement la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits armés et de lutter contre l’impunité.
Depuis 2000, dans la suite de la résolution 1325 qui jette les bases de la participation aux processus de paix, neuf autres résolutions ont été adoptées par le Conseil constituant le socle fondamental de son agenda « Femmes, paix et sécurité ».
Néanmoins, si le rôle fondamental des femmes dans la prévention et la résolution des conflits est théoriquement reconnu, elles représentaient seulement 13 % des négociateurs dans les grands processus de paix entre 1992 et 2018, 4 % des signataires et 3 % des médiateurs.
C’est pourquoi à l’occasion de la Journée internationale des femmes pour la Paix nous appelons la France et l’Union européenne à :
La paix n’est pas une utopie, c’est un objectif que nous pouvons atteindre en donnant toute leur place aux femmes dans sa construction et son maintien. Il n’y a pas de paix durable sans justice. Il n’y a pas de paix durable sans les femmes.
Geneviève Garrigos, conseillère de Paris, déléguée nationale du PS droits humains droit international et populations en danger conseillère de Paris – rédactrice de l’appel
Alexandra Jardin, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, conseillère de Paris – rédactrice de l’appel
Rukaia Alabadi, journaliste et réfugiée syrienne
Hanna Assouline, présidente de Guerrières de la Paix
Raihana Azad, ancienne députée du Parlement afghan
Hella Ben Youssef, vice-présidente de l’Internationale socialiste des femmes
Hélène Bidard, membre de la direction nationale du Parti communiste français et vice-présidente du Parti de la gauche européenne, conseillère de Paris
Laure Botella, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la féminisation du parti
Lucie Castets, maire écologiste du 12ᵉ arrondissement de Paris
Tamara Demuria, présidente de Géorgie vue de France
Yasmine El Jai, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la formation à l’égalité femmes-hommes
Berivan Firat, porte-parole des relations extérieures du Conseil démocratique kurde en France
Andreina Garcia-Reyes, géophysicienne franco-vénézuélienne
Barbara Gomes, Adjointe à la maire de Paris chargée de l’égalité femmes-hommes, de la lutte contre le travail précaire et de l’économie de plateformes, membre du Parti communiste français
Nadezda Kutepova, avocate des droits humains et réfugiée politique russe
Yael Lerer, analyste politique, éditrice et traductrice franco-israélienne
Ophélie Madinier, conseillère de Paris écologiste
Marie-Pierre Marchand, co-présidente du Groupe écologiste et social de Paris
Nigara Mirdad, fondatrice du Réseau des Femmes Afghanes Diplomates
Farzana Mohammadi, fondatrice et présidente de Vatandar France
Carine Petit, maire écologiste du 14ᵉ arrondissement de Paris
Anna Pic, députée socialiste de la Manche, membre de la commission de la défense nationale et des forces armées
Raphaëlle Primet, conseillère de Paris, co-présidente du groupe communiste
Emma Rafowicz, députée européenne socialiste
Frédérique Reibell, Les Ami·es des Combattants de la Paix
Olga Sukha-Zavrosta, présidente de Save Ukrain
Aida Tavakoli, Présidente de We Are Iranian Students et membre des Guerrières de la Paix
Yangchen Tenzin, ancienne présidente de Students for a Free Tibet
Azadeh Akrami-Castanon, Adjointe au maire de Paris chargée de l’accessibilité, de l’inclusion et des personnes en situation de handicap, écologiste
Geneviève Garrigos, conseillère de Paris, déléguée nationale du PS droits humains droit international et populations en danger conseillère de Paris – rédactrice de l’appel
Alexandra Jardin, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, conseillère de Paris – rédactrice de l’appel
Rukaia Alabadi, journaliste et réfugiée syrienne
Hanna Assouline, présidente de Guerrières de la Paix
Raihana Azad, ancienne députée du Parlement afghan
Hella Ben Youssef, vice-présidente de l’Internationale socialiste des femmes
Hélène Bidard, membre de la direction nationale du Parti communiste français et vice-présidente du Parti de la gauche européenne, conseillère de Paris
Laure Botella, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la féminisation du parti
Lucie Castets, maire écologiste du 12ᵉ arrondissement de Paris
Tamara Demuria, présidente de Géorgie vue de France
Yasmine El Jai, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la formation à l’égalité femmes-hommes
Berivan Firat, porte-parole des relations extérieures du Conseil démocratique kurde en France
Andreina Garcia-Reyes, géophysicienne franco-vénézuélienne
Barbara Gomes, Adjointe à la maire de Paris chargée de l’égalité femmes-hommes, de la lutte contre le travail précaire et de l’économie de plateformes, membre du Parti communiste français
Nadezda Kutepova, avocate des droits humains et réfugiée politique russe
Yael Lerer, analyste politique, éditrice et traductrice franco-israélienne
Ophélie Madinier, conseillère de Paris écologiste
Marie-Pierre Marchand, co-présidente du Groupe écologiste et social de Paris
Nigara Mirdad, fondatrice du Réseau des Femmes Afghanes Diplomates
Farzana Mohammadi, fondatrice et présidente de Vatandar France
Carine Petit, maire écologiste du 14ᵉ arrondissement de Paris
Anna Pic, députée socialiste de la Manche, membre de la commission de la défense nationale et des forces armées
Raphaëlle Primet, conseillère de Paris, co-présidente du groupe communiste
Emma Rafowicz, députée européenne socialiste
Frédérique Reibell, Les Ami·es des Combattants de la Paix
Olga Sukha-Zavrosta, présidente de Save Ukrain
Aida Tavakoli, Présidente de We Are Iranian Students et membre des Guerrières de la Paix
Yangchen Tenzin, ancienne présidente de Students for a Free Tibet
Azadeh Akrami-Castanon, Adjointe au maire de Paris chargée de l’accessibilité, de l’inclusion et des personnes en situation de handicap, écologiste
Geneviève Garrigos, conseillère de Paris, déléguée nationale du PS droits humains droit international et populations en danger conseillère de Paris – rédactrice de l’appel
Alexandra Jardin, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, conseillère de Paris – rédactrice de l’appel
Rukaia Alabadi, journaliste et réfugiée syrienne
Hanna Assouline, présidente de Guerrières de la Paix
Raihana Azad, ancienne députée du Parlement afghan
Hella Ben Youssef, vice-présidente de l’Internationale socialiste des femmes
Hélène Bidard, membre de la direction nationale du Parti communiste français et vice-présidente du Parti de la gauche européenne, conseillère de Paris
Laure Botella, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la féminisation du parti
Lucie Castets, maire écologiste du 12ᵉ arrondissement de Paris
Tamara Demuria, présidente de Géorgie vue de France
Yasmine El Jai, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la formation à l’égalité femmes-hommes
Berivan Firat, porte-parole des relations extérieures du Conseil démocratique kurde en France
Andreina Garcia-Reyes, géophysicienne franco-vénézuélienne
Barbara Gomes, Adjointe à la maire de Paris chargée de l’égalité femmes-hommes, de la lutte contre le travail précaire et de l’économie de plateformes, membre du Parti communiste français
Nadezda Kutepova, avocate des droits humains et réfugiée politique russe
Yael Lerer, analyste politique, éditrice et traductrice franco-israélienne
Ophélie Madinier, conseillère de Paris écologiste
Marie-Pierre Marchand, co-présidente du Groupe écologiste et social de Paris
Nigara Mirdad, fondatrice du Réseau des Femmes Afghanes Diplomates
Farzana Mohammadi, fondatrice et présidente de Vatandar France
Carine Petit, maire écologiste du 14ᵉ arrondissement de Paris
Anna Pic, députée socialiste de la Manche, membre de la commission de la défense nationale et des forces armées
Raphaëlle Primet, conseillère de Paris, co-présidente du groupe communiste
Emma Rafowicz, députée européenne socialiste
Frédérique Reibell, Les Ami·es des Combattants de la Paix
Olga Sukha-Zavrosta, présidente de Save Ukrain
Aida Tavakoli, Présidente de We Are Iranian Students et membre des Guerrières de la Paix
Yangchen Tenzin, ancienne présidente de Students for a Free Tibet
Azadeh Akrami-Castanon, Adjointe au maire de Paris chargée de l’accessibilité, de l’inclusion et des personnes en situation de handicap, écologiste
Voir ces messages d’appel au don, ça peut être pénible. Nous le savons. Et on doit bien vous avouer que nous préférerions ne pas avoir à les écrire…
Mais voilà : c’est crucial pour l’Humanité . Si ce titre existe toujours aujourd’hui, c’est grâce au financement régulier de nos lectrices et lecteurs.
À l’heure actuelle, moins d’un quart des lectrices et lecteurs qui viennent plus de 3 fois sur le site par semaine nous aident à financer notre travail, par leur abonnement ou par leurs dons. Si vous voulez protéger le journalisme indépendant, s’il vous plaît, rejoignez-les .
« Il n’y a pas de paix durable sans les femmes » : militantes et élues appellent au respect de leurs droits en France et en Europe
