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justicevia Sud Ouest··3 min de lecture

Intelligence artificielle : accusé d’avoir publié des milliers de deepfakes sexuels de personnalités, un informaticien sera jugé en juillet à Paris

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Laure BeccuauTodd Blanche
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Le contexte

L'affaire concerne un informaticien accusé d'avoir administré un site diffusant des deepfakes sexuels. Ce phénomène soulève des questions juridiques et éthiques sur la protection des personnalités publiques et la régulation des contenus en ligne. La coopération internationale entre les États-Unis et la France est mise en avant dans cette affaire.

Ce qu'il faut retenir

Un informaticien de 47 ans sera jugé le 7 juillet à Paris pour avoir géré un site diffusant des deepfakes sexuels. Le site, nommé CFake, proposait des centaines de milliers d'images et de vidéos truquées. L'enquête a révélé 14 000 victimes présumées, dont des personnalités publiques. L'informaticien a été interpellé et des fonds en cryptomonnaie ont été saisis. Il risque jusqu'à neuf ans de prison et des amendes importantes.

Ce que ça change

Cette affaire met en lumière les défis juridiques posés par les deepfakes et la nécessité d'une régulation plus stricte des contenus en ligne. Elle souligne également l'importance de la coopération internationale dans la lutte contre la cybercriminalité et la protection des droits des individus sur Internet.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Un homme de 47 ans comparaîtra le 7 juillet devant le tribunal judiciaire de Paris pour avoir administré un site diffusant des centaines de milliers de fausses images à caractère sexuel

Un informaticien âgé de 47 ans sera jugé le 7 juillet par le tribunal judiciaire de Paris, accusé d’avoir administré un site mettant en ligne des centaines de milliers de deepfakes - fausses images hyperréalistes - à caractère sexuel , a annoncé vendredi la procureure Laure Beccuau.

Dans un communiqué, la magistrate a précisé reprocher au prévenu d’avoir tenu un site, nommé CFake et créé en 2007, qui proposait « plus de 300 000 images et 7 000 vidéos, à raison d’environ 50 nouvelles mises en ligne par jour » pour « 200 000 comptes utilisateurs » et « près de 4 millions de vues par mois ». L’enquête, menée entre la France et les États-Unis, a comptabilisé 14 000 victimes présumées « originaires de tous pays », dont les photos ont été truquées.

« Ces montages numériques visaient à donner l’apparence d’images sexuelles de femmes célèbres, notamment des responsables politiques, des premières dames de plusieurs pays, des membres de familles royales, des journalistes, des présentatrices de télévision, des sportives, des artistes et d’autres personnalités », a précisé le ministère de la Justice aux États-Unis, qui évoque aussi le nom de domaine « SocFake ». « Le site permettait de naviguer via des mots-clés incluant des thèmes tels que « viol », « contrainte » et « dégradation » », poursuit le ministère américain dans un communiqué.

L’informaticien, « jusque-là inconnu de la justice » selon le parquet, est domicilié à Nice. Il a toutefois d’abord été repéré par la justice américaine, qui a alerté ses homologues français sur ce site, dont le serveur se trouvait aux États-Unis. « Ce dossier s’inscrit dans la continuité d’une coopération internationale régulière et fructueuse avec les autorités judiciaires américaines », s’est félicitée Laure Beccuau, rappelant « l’objectif du respect du droit et de la dignité des personnes, en ligne autant que dans la « vie réelle » ».

Cette affaire constitue « une victoire majeure dans la lutte contre la pornographie deepfake », a déclaré dans un communiqué le ministre américain de la Justice par intérim, Todd Blanche. Une loi américaine, promulguée par le président Donald Trump et promue par la Première dame, Melania Trump, obligeant les plateformes à supprimer les deepfakes à caractère sexuel, est entrée en vigueur en mai.

L’homme a été interpellé le 10 juin. À son domicile à Nice, les policiers ont saisi « 34,7 ethereum », une cryptomonnaie, équivalant ici à 48 521 euros, « correspondant aux revenus illicites perçus par la publicité » sur le site incriminé. L’informaticien a été présenté vendredi à un magistrat parisien.

Il comparaîtra le 7 juillet d’une part pour administration d’une plateforme en ligne permettant des transactions illicites, ce qui lui fait encourir jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 500 000 euros d’amende. Il sera aussi jugé pour diffusion d’un montage ou contenu généré par traitement algorithmique à caractère sexuel reproduisant l’image ou les paroles d’une personne sans son consentement. Pour ce chef, il encourt jusqu’à deux ans d’emprisonnement, 60 000 euros d’amende, ou jusqu’à trois ans et 75 000 euros d’amende en cas de diffusion par moyen de communication en ligne.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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