Le candidat à l’élection présidentielle souhaite que la France investisse massivement dans l’intelligence artificielle alors que la Chine et les États-Unis sont les leaders mondiaux
Le candidat à l’élection présidentielle Gabriel Attal a estimé que la France pouvait faire partie des « gagnants » dans la « guerre technologique » en cours sur l’intelligence artificielle aujourd’hui dominée par les États-Unis et la Chine, car « la supériorité technologique fait la supériorité économique et militaire ».
« Il y aura les gagnants et les perdants, l’IA, on peut en penser ce qu’on veut, elle est là, elle sera de plus en plus là, la question c’est : est-ce qu’on se donne les moyens de la dominer ou est-ce qu’on la subit », a estimé le patron de Renaissance sur RMC-BFMTV.
Il a exposé « deux priorités » : développer « les meilleurs modèles », comme cherchent à le faire les États-Unis, et « diffuser l’IA dans l’économie », comme le fait la Chine. « On paye des décennies pendant lesquels les gouvernants européens ont décidé de sous-traiter notre défense aux États-Unis, notre industrie à la Chine, notre énergie à la Russie et aux pays du Golfe », a estimé Gabriel Attal qui a fait de l’IA une des quatre priorités de son projet présidentiel.
En outre, « sur les questions technologiques, on paye le fait qu’on a raté la révolution numérique au début des années 2000 », a-t-il précisé, estimant que « notre ennemi, c’est nous-mêmes ». « Si on n’est pas capable de prendre conscience de l’urgence qu’il y a à faire tout ce qu’il faut pour dominer cette guerre technologique qui s’ouvre, ce sont les salaires des Français » qui en pâtiront, selon lui, comme lorsque « les États-Unis ont gagné la révolution numérique au début des années 2000 », leur permettant d’avoir aujourd’hui de « meilleurs salaires ».
« Si on rate la révolution de l’intelligence artificielle, c’est l’appauvrissement généralisé de la France et de l’Europe demain », a-t-il prévenu. « Nos enfants, nos petits-enfants, pour travailler, auront le choix entre servir du café aux Américains ou du thé aux Chinois quand ils viendront en France et en Europe visiter notre patrimoine, et pour le reste, on sera effectivement colonisés », a-t-il insisté.
