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autrevia Sud Ouest··3 min de lecture

Réseaux sociaux limités ou interdits aux mineurs : quels sont les pays concernés ?

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Emmanuel MacronKeir StarmerFriedrich Merz
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Le contexte

La question de l'accès des mineurs aux réseaux sociaux est un sujet de débat croissant dans plusieurs pays. De nombreux gouvernements cherchent à réglementer l'utilisation de ces plateformes par les jeunes, invoquant des préoccupations liées à la sécurité et à la santé mentale. En France, une proposition de loi a été adoptée en première lecture par l'Assemblée nationale.

Ce qu'il faut retenir

Emmanuel Macron a exprimé sa volonté d'interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni et le Canada, envisagent des restrictions similaires. En France, une proposition de loi a été adoptée en première lecture, modifiée par le Sénat pour se concentrer sur les plateformes jugées les plus nocives. Une version finale de cette loi est attendue prochainement.

Ce que ça change

Cette initiative pourrait avoir un impact significatif sur la régulation des réseaux sociaux en France et influencer d'autres pays à adopter des mesures similaires. La discussion sur la protection des mineurs en ligne est de plus en plus pressante, et les décisions prises pourraient façonner l'avenir de l'accès des jeunes aux plateformes numériques.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Alors qu’Emmanuel Macron a réitéré lundi sa volonté d’interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, de plus en plus de pays comptent faire de même. On fait le point sur les différentes situations

À l’image de l’Australie qui interdit depuis fin 2025 les réseaux sociaux aux moins de 16 ans , ou du Royaume-Uni qui vient d’annoncer un projet en ce sens, un nombre croissant de pays restreignent ou prévoient de limiter l’accès des mineurs aux plateformes.

On compte aujourd’hui au moins une vingtaine de pays dans ce cas, dont cinq où des restrictions d’accès sont déjà en vigueur. La plupart de ces régulations sont récentes et concernent les moins de 15 ou 16 ans. Derniers pays en date, le Royaume-Uni prévoit d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans d’ici fin 2026, selon l’annonce faite lundi par Keir Starmer, tandis que le Canada a dévoilé, le 10 juin, un projet de loi fixant également à 16 ans l’âge minimum pour disposer d’un compte sur les réseaux sociaux.

Dans cette catégorie se trouve, outre l’Australie, le Brésil avec une loi entrée en vigueur en mars et limitant l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. Cette loi, moins restrictive que celle en vigueur sur l’île-continent, oblige les plateformes à relier les comptes des moins de 16 ans à ceux de leurs parents et contraint les plateformes à vérifier l’âge des utilisateurs.

En Chine où internet est strictement régulé par l’État, l’accès des mineurs aux réseaux sociaux a été progressivement limité depuis 2019 avec restrictions horaires et couvre-feux pour les jeux en ligne dans un premier temps, puis à partir de 2023 pour les réseaux sociaux et plateformes de streaming.

L’Indonésie interdit, depuis fin mars, les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Idem en Malaisie où une loi entrée en vigueur début juin exclut les moins de 16 ans des principaux réseaux sociaux. La Turquie est en passe de rejoindre ce groupe de pays, avec une loi adoptée en avril pour exclure les moins de 15 ans des réseaux sociaux, qui devrait entrer en vigueur d’ici six mois.

Outre les annonces récentes du Royaume-Uni et du Canada, le gouvernement grec a annoncé début avril vouloir interdire à partir du 1er janvier 2027 l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Plusieurs autres pays européens prévoient aussi de légiférer rapidement : l’Autriche espère présenter « dès cet été » une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 14 ans, la Norvège a engagé une consultation publique en 2025 sur une nouvelle loi qui interdirait aux réseaux sociaux d’offrir leurs services aux moins de 15 ans.

De même, la Slovénie prépare un projet de loi d’interdiction aux moins de 15 ans, tandis qu’en Allemagne, où le chancelier Friedrich Merz s’est déclaré favorable à une restriction voire interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs, une commission d’experts doit faire des recommandations d’ici l’été.

Situation comparable en Suède où une commission gouvernementale a proposé une interdiction aux moins de 15 ans d’ici début 2028 tandis qu’au Danemark le gouvernement a annoncé en octobre 2025 qu’il proposerait l’interdiction de « plusieurs réseaux sociaux » aux moins de 15 ans. En Inde, où plusieurs États envisagent des interdictions pour les mineurs, le gouvernement a annoncé en février discuter avec les plateformes sur de futures restrictions.

En France, une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été adoptée en janvier en première lecture par l’Assemblée, puis modifiée par le Sénat pour ne prévoir que l’interdiction des plateformes les plus nocives. Une mouture finale du texte est attendue dans les semaines à venir pour une entrée en vigueur, espérée par le gouvernement, en septembre.

Au Portugal, une proposition de loi déposée en février par des élus du parti de droite au pouvoir fixe à 16 ans la « majorité numérique pour l’accès autonome aux plateformes, services, jeux et applications ». En Espagne, un projet de loi dévoilé en mars 2025, en cours d’examen à la Chambre des députés, prévoit de porter à 16 ans l’âge minimum pour s’enregistrer sur un réseau social (actuellement 14 ans).

Enfin en Italie, une proposition de loi avait été présentée courant 2024, prévoyant d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et de n’autoriser les 15 à 18 ans qu’après consentement parental.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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