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DÉCRYPTAGE - La décision de Washington de restreindre l’accès aux modèles les plus puissants du fleuron américain de l’intelligence artificielle à « tout ressortissant étranger » suscite les critiques unanimes des prétendants à l’Élysée.
Rares sont les décisions capables de faire émerger un consensus au sein de la classe politique française. C’est pourtant l’effet de celle prise par les États-Unis pour contraindre Anthropic , fleuron américain de l’intelligence artificielle (IA), à couper l’accès à ses modèles les plus puissants et à en suspendre l’usage à « tout ressortissant étranger » , suscitant une rare levée de boucliers. Une mesure que Washington justifie par des impératifs de sécurité nationale, mais qui ne convainc pas les principaux prétendants à l’Élysée, bien décidés à s’emparer de cet enjeu stratégique à l’approche de la présidentielle de 2027. À commencer par le favori des sondages, le président du RN, Jordan Bardella , pour qui cette « décision soudaine vient nous rappeler que l’IA est déjà un sujet majeur de souveraineté nationale » . De quoi renforcer, selon lui, l’urgence d’ « accélérer le soutien » à l’entreprise tricolore Mistral AI et, plus largement, à « tout l’écosystème IA » .
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