Capture d’écran de l’audition en visioconférence de Pierre-Edouard Stérin par une commission d’enquête du Sénat sur les mécanismes de financement des fondations privées en politique, le 4 juin 2026. AFP
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Il est là, enfin presque. L’écran s’allume et les petites lunettes grises de Pierre-Edouard Stérin apparaissent ce jeudi 4 juin sur le mur de la salle A245 du Sénat, où se déroule l’essentiel des travaux de la commission d’enquête de la chambre haute du Parlement sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droit privé. A 52 ans, l’homme d’affaires, milliardaire, est devenu une personnalité publique depuis quelques années et la révélation par la presse de l’évolution spectaculaire de ses activités. Jusque-là purement capitalistiques, elles s’étendent désormais au champ politique et métapolitique. Avec comme toile de fond, une myriade de sociétés et d’associations, toutes financées par ses soins , dans le but assumé d’orienter le débat public et de faire triompher l’extrême droite.
Un camp résolument réactionnaire, mais que lui préfère qualifier de « patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, européens, souverainistes » , comme les huit lettres de « Périclès », la structure dans laquelle il prétend vouloir investir 150 millions d’euros en dix ans. Just…
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