Après la mort de Lyhanna, 11 ans , dans le Gers, de nombreuses personnalités françaises ont relayé un même message pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme un échec collectif dans la protection des enfants victimes de violences sexuelles. Actrices, chanteuses, animatrices ou humoristes ont ainsi publié une photo d’elles-mêmes enfant, rapporte BFMTV .
À l’initiative du média Mesdames, fondé par Maïtena Biraben, le message joint aux photos commence : « La France ne protège pas ses filles » . Parmi les célébrités qui ont rejoint le mouvement figurent notamment Juliette Binoche, Flavie Flament, Jeanne Cherhal, mais aussi Emmanuelle Béart, Ariane Massenet ou encore Andréa Bescond.
Toutes ont partagé un texte dénonçant les défaillances du système de protection des mineurs. « La France ne protège pas ses filles. Je pense aux mères qui ont porté plainte, aux filles qui ont subi, à la fille de cet individu qui a volé et ruiné la vie de tant d’autres. Pouvoir public, ouvre tes yeux. Lyhanna a été laissée seule. C’est inacceptable, et ne rien faire te rend désormais complice ! », peut-on lire. « Les filles ont des droits dont celui de ne pas être des proies ! Ça suffit ! »
Andréa Bescond dénonce « l’injustice de trop » et une « complaisance infinie envers les pédocriminels » du système judiciaire. Selon elle, il s’agit là d’une nouvelle occurrence d’une défaillance récurrente de la justice, alors que plusieurs plaintes visaient le suspect sans qu’il n’ait jamais été ni entendu ni placé en garde à vue. « Lyhanna, ce n’est pas un cas isolé. Des enfants tués par des pédocriminels récidivistes, il y en a eu plusieurs avant elle » , ajoute-t-elle dans une vidéo .
L’actrice Philippine Leroy Beaulieu évoque « le cas de trop » , ajoutant : « J’espère au moins que cette histoire horrible servira à réveiller toutes les consciences. (...) Il est temps que l’on regarde ça en face et qu’on exige absolument que notre système protège nos enfants. »
Plusieurs célébrités ont partagé un appel à manifester ce lundi 8 juin devant les différents tribunaux de France et le ministère de la Justice à Paris : « Manifestons pacifiquement notre colère face à cette gangrène pédocriminelle et l’impunité dont bénéficient les agresseurs. »
