Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting à Saint-Denis, ce dimanche 7 juin 2026. - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Jean-Luc Mélenchon , candidat à la présidentielle de 2027 pour La France insoumise , a lancé sa campagne ce dimanche 7 juin lors d'un grand meeting à Saint-Denis, ville gagnée par le candidat LFI Bally Bagayoko aux municipales de mars dernier.
Écologie, autonomie des territoires, santé, questions sécuritaires... Jean-Luc Mélenchon a, lors de son discours en plein air face à des milliers de personnes, mis en avant les grandes propositions de son futur programme pour la "Nouvelle France".
Citant "les pesticides, le modèle agricole, l’amiante, le cadmium , les polluants éternels, la malbouffe, l'ultra transformé", Jean-Luc Mélenchon a promis de donner une place importante à la planification écologique, alors que le monde se trouve dans "l'ère des maladies écologiques".
Cela passera par "un changement du modèle agricole d'abord pour permettre à tous de manger sainement", mais aussi l'interdiction "de l'usage des polluants cancérigènes". "Combien de temps encore allons-nous empoisonner nos sols? Il est temps d’agir, maintenant, vite et fort", a-t-il assuré.
Le fondateur de La France insoumise a également estimé que "l'urgence est à la remise en ordre des comptes de la sécurité sociale".
Le candidat LFI a promis "d'accompagner la Corse vers l'autonomie étendue que demande ce peuple" et a assuré que la Nouvelle-Calédonie "ira vers l'indépendance".
"La perspective sera le droit complet à l’autonomie quand et seulement quand les populations concernées la souhaitent et au rythme qu’elles auront choisi", a-t-il souligné.
Sur la question de la sécurité, Jean-Luc Mélenchon a accusé "le crime organisé à l'échelle internationale, la corruption, la délinquance financière, l’argent sale de la drogue, la traite des êtres humains, le trafic des armes", d’être à l’origine de "la criminalité".
Il a, par ailleurs, cité d'autres projets comme la "décolonisation numérique vis-à-vis des États-Unis", le "soutien à l'invention en France" ou encore "l'extension des droits de la personne à disposer d'elle-même".
Dans des piques lancées à ses adversaires de gauche, Jean-Luc Mélenchon a estimé que "la primaire est finie". "Nous [LFI, NDLR] avons gagné l’honneur de marcher en première ligne. Un grand changement est à portée de main, l’unité populaire se fera dans le combat commun pour la sixième République", a-t-il précisé, appelant "ceux qui n'ont aucune chance" d'accéder au second tour à "se garder de nous empêcher de le gagner".
"Je m’adresse à tous ceux qui s’interrogent: qui que vous soyez, dans quelque parti que vous soyez, surtout si c'est de gauche, vous ne pourrez pas dire, si malheur arrive, 'je ne savais pas'", a-t-il ajouté.
"Peuple de France [...] tout est à notre portée", a conclu Jean-Luc Mélenchon.
