Laurence Ruffin, maire de Grenoble, le 8 avril 2026. ETIENNE MAURY POUR « LE NOUVEL OBS »
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Maire, enfin ! Echaudée par une campagne faite d’insultes, d’agressions physiques et de dépôts de plaintes, Laurence Ruffin attendait avec impatience ce moment où, élue à la tête de Grenoble sous les couleurs de la gauche et débarrassée de son adversaire Alain Carignon, on pourrait enfin discuter… entre adultes. Illusion de courte durée. Dès le premier conseil municipal, fin mars, les injures – « dealers » , « nazis » – fusaient de nouveau entre les groupes d’opposition, de même que les attaques dégradantes et sexistes – « cheffe de la lose » , « ma petite dame » . Sur le moment, elle s’en est trouvée un peu désarçonnée. Ses appels au « respect » – « ça suffit, on est dans une institution, on n’est plus en campagne » – ont difficilement ramené le calme.
Est-ce parce qu’elle a menacé de couper les micros ? Un mois plus tard, le second conseil municipal s’est tenu dans une atmosphère (un peu) moins électrique. A la métropole, elle a assis un peu plus son autorité, allant jusqu’à s’allier avec des maires de droite de petites communes pour faire élire …
sans engagement, résiliable à tout moment
