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11 mai 1981, lendemain de victoire : François Mitterrand entrait à l’Elysée et avec lui toute une mythologie politique. La Bastille en liesse, l’Union de la gauche enfin victorieuse, la promesse de « changer la vie ». Quarante-cinq ans plus tard, le Parti socialiste offre le spectacle inverse : un parti fracturé, épuisé par les querelles stratégiques et les luttes d’appareil.
Le départ de Boris Vallaud et de son courant de la direction du PS intervenu ce week-end n’est pas un accident. C’est un épisode de plus dans la longue crise socialiste. Depuis le congrès de Rennes en 1990, le traumatisme du 21 avril 2002, le quinquennat de François Hollande et son lot de déceptions…
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