Le député Sébastien Delogu a été agressé par un homme en voiture, en lui crachant dessus et l’a menacé de mort. Une plainte a été déposée
Le député LFI Sébastien Delogu, aux positions pro palestiniennes affirmées, a déposé plainte contre un homme qui l’aurait insulté, agressé et menacé de mort pour ses positions sur Israël.
L’agression s’est produite à Marseille lundi soir, selon la plainte : un homme, en voiture sur le même axe du centre-ville que le député, s’est arrêté à la hauteur du véhicule de Sébastien Delogu qui avait sa vitre baissée, et lui a crié « Am Israel hai », soit « le peuple d’Israël vit ».
Le conducteur lui aurait notamment reproché de ne pas aimer les Juifs et craché sur son véhicule, puis sur le député, qui avait deux passagers dans sa voiture et assure que son agresseur l’a menacé de mort.
Confirmant ce dépôt de plainte, le député a dit être « très perturbé » par cette nouvelle affaire liée à ses engagements pro-palestiniens, souvent dénoncés par des opposants à LFI comme ayant des relents antisémites. Le député des quartiers Nord de Marseille s’était fait connaître du grand public en mai 2024, quand il avait brandi un drapeau palestinien en séance à l’Assemblée nationale pour dénoncer la situation à Gaza, ce qui lui avait valu une exclusion temporaire de l’hémicycle.
Le 9 juin, il doit comparaître à Marseille pour « recel de biens provenant d’un vol », « divulgation d’informations personnelles permettant d’identifier ou localiser une personne et exposant un risque direct d’atteinte à la personne » et « d’atteinte au secret des correspondances ».
L’affaire concerne des documents dérobés, lors d’un conflit social, au patron d’une entreprise, par ailleurs ex-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Marseille.
Candidat à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu a été ciblé durant la campagne des municipales par une campagne « d’ingérence numérique » dans laquelle seraient impliquées des officines israéliennes, avait indiqué une source informée, confirmant des informations parues dans les quotidiens français Libération et israélien Haaretz.
