L’avocat de l’ancien ministre de l’Intérieur a vivement critiqué la stratégie de défense de Nicolas Sarkozy, accusé de rejeter la responsabilité sur son ancien bras droit dans le dossier du financement libyen
L’avocat de Claude Guéant a fustigé mardi devant la cour d'appel de Paris « la cruauté » et « le cynisme » de la décision de Nicolas Sarkozy de mettre en cause la probité de son ancien bras droit.
« L’absence de Claude Guéant imposée » par sa santé « a été utilisée par Nicolas Sarkozy », qui a voulu « parier sur le fait que les absents ont nécessairement toujours tort », a plaidé Me Philippe Bouchez El Ghozi, selon qui son client « a bon dos ».
« C’est pas moi, c’est les autres ! », a poursuivi l’avocat pour résumer la nouvelle ligne de défense de l’ex-chef de l’État, dont les avocats doivent plaider mercredi en épilogue du procès en appel sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Me Philippe Bouchez El Ghozi s’est interrogé pour savoir si ce changement du système de défense de Nicolas Sarkozy était la marque du « cynisme du politique ou du désespoir du prévenu ».
