Jean-Luc Mélenchon est plus connu pour distribuer les mauvais points à ses adversaires politiques que les bons. Il lui a cependant fallu trouver une chose positive à dire concernant Emmanuel Macron ce jeudi 4 juin, lors d’un entretien sur Radio Nova. Ce qu’il a réussi à faire, après quelques instants d’hésitation, en narrant une intervention du chef de l’État pendant la guerre en Ukraine.
Le candidat de la France insoumise pour 2027 a raconté avoir sollicité l’aide de l’Élysée peu après l’invasion russe pour aider les opposants à Vladimir Poutine à quitter le pays. « Les gens devaient faire une queue d’à peu près 4 kilomètres dans le pays voisin. On a appelé l’Élysée pour dire “Aidez-nous parce qu’ils vont être morts avant d’arriver au bout, le FSB va les rattraper”. Macron est intervenu perso pour que les visas soient donnés tout de suite, pour qu’ils puissent sortir », a expliqué Jean-Luc Mélenchon sur Radio Nova.
S’il a rappelé « combattre » le locataire de l’Élysée sur le plan « idéologique », il concède qu’ « à ce moment-là, il s’est comporté d’une manière qui a sans doute aidé à sauver la vie de ces 5 ou 6 personnes ».
Dans douze mois, Emmanuel Macron quittera l’Élysée après dix ans au pouvoir. Sur le plan international, ses deux quinquennats auront été marqués par la crise sanitaire du coronavirus, mais aussi par la résurgence de la guerre sur le sol européen, avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022. Dès le début du conflit, le chef de l’État s’est mobilisé aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, en appelant à sanctionner le pouvoir russe et en réunissant à Paris divers chefs d’État susceptibles d’apporter une aide matérielle et financière à Kiev. « Il y a sûrement quelque chose d’aimable en lui » , a lâché Jean-Luc Mélenchon.
Candidat pour la quatrième fois à la présidence de la République, l’ancien parlementaire a profité de son passage sur Radio Nova pour raconter quelques anecdotes sur ses adversaires. À commencer par Édouard Philippe, son plus grand concurrent pour accéder au second tour selon les sondages réalisés à onze mois de l’échéance. « Lui, j’ai une petite tendresse pour lui. (...) D’abord, ce monsieur me doit quelque chose : il est venu préparer son entrée à l’ENA dans mon bureau en secret quand j’étais sénateur (socialiste, ndlr). Il était pote avec (Jérôme) Guedj qui travaillait pour moi. Les deux étaient dans mon bureau et il répétait là. Quand même, il me doit un petit quelque chose » , a raconté Jean-Luc Mélenchon. Il a par la suite évoqué « l’élégance » d’Édouard Philippe et salué la qualité de « leurs joutes » oratoires. Ce qui ne l’a pas empêché de qualifier le maire du Havre de « réac comme les autres », notamment sur la question de l’âge de départ à la retraite.
En revanche, invité à dire quelque chose « de gentil » sur Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon n’a trouvé qu’une chose à dire, la même pour les deux : « il est bien coiffé » . Jordan Bardella ? « Son costard est bien repassé ». Service vraiment minimum.
