Alors qu’ une vague de chaleur précoce touche une large partie de la France, le gouvernement veut éviter toute perturbation des examens de fin d’année. À commencer par le baccalauréat professionnel, dont les épreuves écrites se poursuivent ce jeudi 28 mai malgré les températures élevées .
Le ministre de l’Éducation a confirmé mercredi que les examens se tiendront bien aux dates prévues : « Il n’est pas prévu de reporter les épreuves. » Les élèves devront donc composer avec les 36 °C prévus à Perpignan, Nantes et Montpellier ou encore 33 à Lyon, Paris et La Rochelle. Et par ces températures, les salles de classe peuvent devenir de vraies fournaises.
Dans une communication adressée mardi 26 mai aux directeurs d’école, chefs d’établissement et responsables de centres d’examen, le ministère de l’Éducation nationale a détaillé une série de mesures destinées à adapter l’organisation des examens afin « de garantir la sécurité et le bien-être des élèves, des candidats et des personnels » .
Les chefs des centres d’examen sont invités à « privilégier les salles à l’ombre pour la tenue des épreuves » , mais aussi à « limiter les entrées de chaleur dans les salles » , notamment en fermant « les stores, volets et rideaux des façades exposées » . Il a également été demandé de s’assurer que les candidats aient de l’eau potable, ou de « leur permettre de sortir de la salle pour se désaltérer » .
Une attention particulière est à prêter aux candidats souffrant de pathologies ou en situation de handicap, qui pourraient être plus à risque face à la chaleur. Les personnels sont par ailleurs appelés à surveiller tout signe de malaise : fatigue intense, étourdissements, nausées, crampes musculaires ou grande faiblesse.
Le ministère de l’Éducation nationale rappelle également que le calendrier a été « conçu pour tenir compte des contraintes saisonnières » , c’est-à-dire que les épreuves sont organisées, autant que possible, en matinée. Après le bac professionnel, doivent encore se tenir les épreuves du CAP les 8 et 9 juin, celles du bac général et technologique du 11 au 18 juin, puis le brevet des collèges fin juin.
Le ministère n’exclut pas des mesures plus fortes si la situation météorologique se dégrade. En cas de vigilance rouge, les préfets pourraient même décider de fermetures temporaires de certains établissements scolaires. Pour l’heure cette piste est écartée par le ministre qui estime que les mesures nécessaires ont été prises.
