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educationvia Le HuffPost··3 min de lecture

« Les élèves perlent de sueur » : dans ces classes, profs et écoliers ont bien trop chaud

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Le contexte

Le réchauffement climatique impacte de plus en plus les conditions d'enseignement dans les écoles françaises. De nombreux établissements, construits avant les années 80, souffrent d'une mauvaise isolation thermique, ce qui aggrave les effets de la chaleur sur les élèves et les enseignants. Ce problème est devenu particulièrement préoccupant avec l'augmentation des températures dès le printemps.

Ce qu'il faut retenir

Les enseignants rapportent des températures élevées dans les salles de classe, atteignant jusqu'à 30 degrés. Les élèves éprouvent des difficultés à se concentrer et souffrent de maux physiques et psychologiques dus à la chaleur. Les enseignants adaptent leurs programmes pour limiter l'exposition au soleil et demandent des mesures d'amélioration des infrastructures scolaires. Ils soulignent l'urgence d'une rénovation des bâtiments pour mieux gérer les épisodes de chaleur.

Ce que ça change

Cet article met en lumière les défis croissants auxquels sont confrontés les établissements scolaires en France face au changement climatique. Il appelle à une prise de conscience et à des actions concrètes de la part des municipalités pour améliorer les conditions d'enseignement, ce qui pourrait influencer les politiques publiques en matière d'éducation et d'environnement.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Plus le climat se réchauffe, plus la question se répète : quel temps fait-il dans les écoles ? Car le bâti scolaire, en France , est constitué en grande partie de passoires thermiques. « 80 % des écoles primaires datent de la période 1950-1980 » , souligne le rapport « L’école bien dans ses murs » , rendu public en septembre 2025 par l’Alliance écologique et sociale (AES), qui réunit syndicats et associations. Même chose pour les collèges et lycées, qui pour la majorité ont été construits avant les années 80.

Et pour les enseignants et les élèves, cela a des conséquences très concrètes dès que le mercure s’emballe. Trois enseignantes en témoignent auprès du HuffPost .

Marine* est institutrice en CM1 à Nantes, où la vigilance canicule orange est de mise. Mardi 26 mai, au matin, il faisait déjà 28 degrés dans sa salle de classe, puis « 29 à midi, et 30 degrés à 16 heures. » Et ce, avec rideaux et fenêtres fermés. Pour avoir un peu d’air, elle a installé deux ventilateurs, des aides bien insuffisantes pour être au frais.

Lalie, qui donne cours au même niveau mais à Saint-Brieuc (dans les Côtes-d’Armor, également en vigilance orange), a connu des températures similaires : « 24 le matin, autour de 7h30, et 30 degrés dans l’après-midi. » Une situation qui arrive très tôt dans l’année, et qui l’inquiète. « Les années précédentes, les pics de chaleur n’avaient lieu qu’à partir du mois de juin », indique-t-elle, redoutant qu’ils se reproduisent dans les semaines à venir.

Car les températures sont difficiles à supporter pour les enfants. « Ils représentent une “population fragile”, pour reprendre les mots de la rectrice de mon académie » , souligne-t-elle, attentive à l’état de santé physique et mental de ses élèves. « Aujourd’hui j’ai été face à des élèves en souffrance physique (transpiration, vertiges, fatigue…) et psychologique (incapable de se concentrer à cause de la chaleur car effort trop important). J’ai dû appeler les parents d’une élève pour qu’ils viennent la récupérer tant elle était dans un état léthargique. »

Dans le collège de Charlotte*, en Seine-et-Marne, le constat était le même si le département reste en vigilance verte. « Je suis au troisième étage, en plein sud et les élèves perlent de sueur, certains ont des maux de tête intenses et il est très dur de se concentrer. Chaque activité demande bien plus d’effort et de temps », raconte celle qui enseigne en troisième. Elle s’inquiète, car si elle peut se réfugier en salle des professeurs, où il fait plus frais, « les élèves doivent rester dehors pendant les pauses dans une cour avec peu d’arbres, et où l’ombre n’est pas si rafraîchissante ».

Marine, elle, s’est vue obligée d’adapter le programme : « Peu d’apprentissages l’après-midi, mais j’ai quand même réussi à leur faire faire des maths et du français ce matin. Nous ne sommes pas allés en récréation l’après-midi pour éviter qu’ils soient trop exposés au soleil. » Pour les enseignantes aussi, la chaleur a des conséquences : elles citent des maux de tête et migraines, de la fatigue, de l’irritabilité…

« Ce n’est jamais agréable de voir des élèves, nos élèves, être dans un tel état », soupire Lalie, qui attend de la municipalité qu’elle prenne les choses en main. « Les bâtis scolaires sont vieux et mal isolés, il est grand temps de se lancer dans un projet de rénovation , argue l’institutrice, qui souligne aussi l’urgence. À l’heure actuelle, ce dont on a vraiment besoin dans les classes c’est de moyen d’aérer et de refroidir l’air (clim portable, ventilateur, etc.), surtout quand on sait que les épisodes de chaleur sont amenés à se multiplier et s’intensifier d’ici les prochaines années. »

Charlotte et ses collègues, au collège, sont particulièrement préoccupés par les conditions dans lesquelles se passera le brevet, au mois de juin. Elle aimerait « des informations sur les mesures à prendre en cas de forte chaleur, car les retours divergent selon les établissements ». Et de déplorer : « L’éternel problème c’est le manque de moyen pour par exemple refaire les salles. Par exemple, les rideaux sont presque transparents au lieu d’avoir des volets, qui aideraient plus à garder la fraîcheur. »

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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