Cette salle, qui sera opérationnelle d’ici fin 2027, sera destinée à « limiter les transferts de détenus » des établissements de haute sécurité
Une salle de procès va être construite dans l’enceinte de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) et sera opérationnelle d’ici fin 2027 pour « limiter les transferts de détenus » des établissements de haute sécurité, a-t-on appris jeudi auprès de la Chancellerie.
Un bâtiment jouxtant la plus grande prison d’Europe sera spécialement construit sur le domaine pénitentiaire de Fleury-Mérogis pour accueillir les grands procès liés à la criminalité organisée et, ainsi, « limiter complètement les extractions judiciaires », a précisé l’entourage du ministre.
Cette salle d’audience s’inspire du modèle italien, dont les dispositifs anti-mafia avaient déjà servi de référence, et s’inscrit dans la même logique que les quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO). Ces unités d’isolement renforcé sont destinées aux détenus les plus dangereux issus du narcobanditisme.
Les extractions depuis ces quartiers spéciaux sont censées être très limitées, afin de réduire au maximum les risques liés aux transports, et donc les risques d’évasion - comme celle du narcotrafiquant Mohamed Amra, qui a coûté la vie à deux agents pénitentiaires dans l’Eure en 2024.
Ces structures existent déjà dans les prisons de Condé-sur-Sarthe (Orne) et Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), où est désormais détenu Mohamed Amra. Un troisième QLCO doit prochainement ouvrir à Réau (Seine-et-Marne), près de Paris.
« La nouvelle salle d’audience sera à vingt minutes » de ce nouveau quartier, explique l’entourage du ministre. Une seconde salle d’audience devrait également voir le jour « à plus long terme », sur le modèle de la salle modulaire construite pour les grands procès antiterroristes au palais de justice de Paris, sur l’île de la Cité, depuis démontée.
