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justicevia Sud Ouest··2 min de lecture

Patrick Balkany condamné à de la prison ferme sans mandat de dépôt dans deux dossiers de détournements de fonds publics

Personnalités citées :Patrick BalkanyCéline Ballerini
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Le contexte

Patrick Balkany, ancien maire de Levallois-Perret, a une longue histoire judiciaire marquée par des condamnations pour détournements de fonds publics. Il a été jugé à plusieurs reprises pour des affaires de corruption et d'abus de pouvoir, ce qui a suscité un débat sur l'éthique des élus en France.

Ce qu'il faut retenir

Le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné Patrick Balkany à 15 mois et 3 ans de prison ferme sans mandat de dépôt pour détournements de fonds publics. Il a également été condamné à des amendes de 350 000 et 500 000 euros, ainsi qu'à dix ans d'inéligibilité. La présidente du tribunal a souligné la gravité des faits et critiqué l'attitude de Balkany durant le procès. Son avocat a annoncé son intention de faire appel des décisions.

Ce que ça change

Cette condamnation renforce la perception d'une justice qui s'applique aux élus, mais soulève des questions sur l'efficacité des sanctions. La décision d'absence de mandat de dépôt en raison de l'âge de Balkany pourrait être perçue comme un traitement de faveur, ce qui pourrait alimenter le mécontentement du public envers la classe politique.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

L’ancien maire de Levallois-Perret a été condamné dans deux affaires différentes à respectivement, 15 mois et 3 ans de prison ferme sans mandat de dépôt. Patrick Balkany n’était pas présent au délibéré

Le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) a condamné jeudi l’ancien maire de Levallois-Perret Patrick Balkany à respectivement 15 mois d’emprisonnement ferme et trois ans ferme mais sans mandat de dépôt, dans deux dossiers distincts de détournements de fonds publics.

Patrick Balkany, 77 ans, avait été jugé du 7 au 10 avril. Il n’était pas présent au délibéré pour cause d’hospitalisation, selon son avocat Me Robin Binsard.

Le tribunal a également condamné l’ex-baron de la droite francilienne à, respectivement, 350 000 et 500 000 euros d’amende ainsi que dix ans d’inéligibilité et l’interdiction d’exercer une activité dans la fonction publique pendant cinq ans. Il n’a toutefois pas prononcé de mandat de dépôt «compte tenu de l’âge» de Patrick Balkany. Me Binsard a indiqué qu’il comptait faire appel de ces deux décisions.

La présidente du tribunal, Céline Ballerini, a souligné que «les faits n’étaient pas dérisoires comme a tenté de l’indiquer Patrick Balkany». Pour la magistrate, ils montrent au contraire «la légèreté avec laquelle les élus de la République peuvent s’affranchir des règles et des lois» qu’ils sont censés faire observer.

Elle a par ailleurs regretté qu’en dépit de ses condamnations passées, Patrick Balkany ait gardé «un discours inchangé au fil des audiences». Dans la première affaire, l’ex-édile avait comparu pour avoir utilisé les fonds d’une association subventionnée par la ville, la Codeeil, afin d’assurer un complément de revenus à son ex-directeur du développement économique, Renaud Guillot-Corail, décédé en 2020.

Dans le second volet, examiné pendant trois jours, il avait été jugé pour avoir affecté, entre 2010 et 2015, des policiers municipaux à des tâches personnelles, notamment comme chauffeurs privés. Le procureur avait qualifié Patrick Balkany de «démiurge omnipotent» ayant, «par le fait du prince», détourné trois policiers municipaux de leurs fonctions pour en faire des «larbins», des «hommes à tout faire» et «quasiment des domestiques».

Me Binsard avait plaidé la relaxe, dénonçant «une purge» et raillant les lacunes de l’instruction. Patrick Balkany a déjà été condamné dans plusieurs autres affaires, notamment en 2023 avec son épouse Isabelle pour avoir dissimulé 13 millions d’euros au fisc. En avril, la cour d’appel de Rouen a confirmé sa libération conditionnelle pour les 15 mois de prison qu’il lui reste à purger dans ce dossier.

Il a par ailleurs fait cinq mois de détention en 2019-2020, puis à nouveau six mois en 2022.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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