L’étau se resserre autour de l’ancien président, soupçonné d’association de malfaiteurs, de corruption, de financement illégal de campagne électorale et de recel de détournement de fonds publics, alors que s’achève son procès en appel dans l’affaire libyenne. Et ce, malgré son offensive contre les juges et tous ses efforts éhontés pour se faire passer pour une victime, avec la complicité des médias Bolloré.
Il était une fois un très grand président de la République, qui était très gentil et guidé par les sentiments les plus nobles. Il écrivait très bien de très bons livres aussi, avec beaucoup de pensées très profondes dedans. Mais des juges et des journalistes qui étaient très méchants lui voulaient toujours du mal et inventaient sans cesse des faussetés pour le faire passer pour un escroc, alors qu’il était irréprochable et tout entier dédié à l’intérêt général. Quelle indignité que tout cela !
Voilà, en résumé, ce que voudraient vous faire croire l’ ancien président de la République Nicolas Sarkozy et tous ses soutiens, qu’ils soient politiques ou médiatiques, alors que se joue en appel l’un des procès les plus importants de toute l’histoire de la Ve République, dans le cadre de l’ affaire libyenne .
Du lundi 11 au mercredi 13 mai, le ministère public a demandé la condamnation de l’ancien chef de l’État pour l’ensemble des infractions pour lesquelles il est poursuivi : association de malfaiteurs, corruption, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics. Rien que ça ! « En projetant des atteintes à la confiance publique les plus graves, avec un niveau opérationnel inégalé, cette association de malfaiteurs se place au plus haut niveau de gravité que la République puisse connaître », a estimé l’avocat général Damien Brunet, qui qualifie Nicolas Sarkozy d’ « instigateur » de l’opération.
Évidemment, l’ancien hôte de l’Élysée est présumé innocent avant le délibéré, attendu le 30 novembre. Il pourrait alors se voir innocenté ou condamné en deuxième instance avant de se pourvoir...
Nicolas Sarkozy et la Libye : retour sur un sommet d’indignités
