Aller au contenu principal
Toute l'actualité
autrevia Le Figaro — Économie··3 min de lecture

«On ne peut pas se passer de 50% de la population française» : pourquoi la tech veut attirer davantage de femmes dans ses rangs

Personnalités citées :Anne Le HénanffLaetitia NiaudeauNadine CrinierEmmanuelle Larroque
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

La féminisation des métiers de la tech est un enjeu stratégique en France, où le secteur fait face à une pénurie de talents et à des inégalités de genre. Le gouvernement français, par l'intermédiaire de la ministre déléguée à l'Intelligence artificielle et au Numérique, Anne Le Hénanff, souligne l'importance d'attirer davantage de femmes dans ce domaine pour renforcer la compétitivité et l'innovation du pays.

Ce qu'il faut retenir

Lors de l'événement Tech Boost’Her, Anne Le Hénanff a souligné l'importance de la féminisation des métiers de la tech pour la croissance économique de la France. Elle a déclaré que se passer de 50% de la population est un frein à la compétitivité et à l'innovation. Actuellement, seulement 23% des emplois dans le numérique sont occupés par des femmes, et des inégalités persistent dès l'éducation primaire. La ministre a également mis en avant la nécessité d'une représentation féminine dans les métiers d'avenir pour éviter d'aggraver les inégalités existantes.

Ce que ça change

L'appel à la féminisation des métiers de la tech pourrait influencer les politiques publiques en matière d'éducation et de formation professionnelle. Cela pourrait également inciter les entreprises à revoir leurs pratiques de recrutement et à promouvoir la diversité dans leurs équipes. En renforçant la présence des femmes dans ce secteur, la France pourrait améliorer sa compétitivité et son autonomie technologique.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.

Lors de l’événement Tech Boost’Her, la ministre déléguée à l’Intelligence artificielle et au Numérique Anne le Hénanff a rappelé l’enjeu stratégique de la féminisation des métiers de la tech, dans un secteur confronté à une forte pénurie de talents et à de profondes inégalités.

«L’amélioration de l’accès des femmes dans les filières scientifiques et technologiques est un facteur clé de notre croissance», a lancé ce mercredi 3 juin Anne Le Hénanff, la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, au Tech Boost’Her, à Paris, un événement dédié aux femmes souhaitant découvrir les métiers d’avenir. Une déclaration qui résume l’enjeu central de la manifestation organisée mercredi et jeudi par Social Builder, France Travail et l’Apec, et sous le haut patronage de l’Élysée.

La féminisation du secteur numérique est présentée comme un impératif économique «vital pour nous et pour notre pays» , a insisté la ministre. «Je ne peux pas tous les jours parler de souveraineté numérique de la France si je me passe de 50% de la population française.» Une perte qui représente «un frein majeur à notre compétitivité, à notre capacité d’innovation et à notre autonomie», a-t-elle ajouté. Laetitia Niaudeau, directrice générale adjointe de l’ Apec , a formulé le constat de manière simple : «C’est mathématique. Aujourd’hui, les entreprises françaises de la tech, du numérique et de l’IA ont besoin de talents pour mener leurs projets et assurer leur croissance. Forcément, si l’on se prive de la moitié des talents, elles ne pourront pas disposer de toutes les compétences dont elles ont besoin.»

Dans cette logique, Anne Le Hénanff a rappelé une conviction structurante : «Les compétences techniques d’une nation conditionnent sa prospérité future. Si nous voulons éviter le décrochage de notre nation, nous devons renforcer nos compétences et nos talents dans les filières scientifiques, technologiques et numériques.» Le secteur de la tech est aujourd’hui confronté à d’importantes difficultés de recrutement , alors même qu’il fait partie des «secteurs les plus créateurs d’emplois» . Selon l’étude Les Métiers en 2030 de France Stratégie et de la Dares, 115.000 postes supplémentaires devraient être créés d’ici 2030, soit une hausse d’environ 26%. Nadine Crinier, directrice régionale Île-de-France de France Travail, a rappelé que l’on parle de «plus de 500 métiers», tout en soulignant qu’il existe aujourd’hui «160.000 emplois au niveau national non pourvus» et que «50% des employeurs estiment avoir des difficultés de recrutement».

Pour limiter les inégalités de demain, la parité dans les métiers de la tech apparaît également essentielle, alors qu’il s’agit de «métiers d’avenir, qui rémunèrent le mieux et qui offrent des perspectives de carrière» , a rappelé Laetitia Niaudeau. Et d’alerter : «Si on n’y prend pas garde maintenant, ces métiers vont poursuivre et aggraver les inégalités actuelles.» De plus, la ministre du Numérique a rappelé que «la technologie n’était pas neutre» et qu’il faut s’assurer que les femmes y participent pour s’y reconnaître.

En France, «23 % des emplois dans le numérique sont occupés par des femmes» . Seulement «21 % des start-up sont créées par des femmes ou des équipes mixtes» , et uniquement «2% des levées de fonds sont réalisées par des équipes exclusivement féminines» . Dans l’ intelligence artificielle , les femmes ne représentent même que 15% des effectifs. En ce sens, l’Insee relève une contradiction saisissante : les femmes représentent 60% des diplômés de master toutes disciplines confondues, mais seulement 24% des professionnels du numérique.

Derrière ces chiffres, on retrouve une réalité culturelle, qu’a pointée Emmanuelle Larroque, présidente et fondatrice de l’association Social Builder : «On n’entend encore trop peu dire aux jeunes femmes : “tu seras technicienne de data center , ma fille” ou “tu seras opératrice de production sur une scène industrielle”.» «Je vois une forte inégalité sur les métiers très technique. Naturellement je me suis dit que je n’allais pas trop me lancer dans ces métiers-là», témoigne Aurore, 31 ans, consultante en acquisition payante, qui souhaiterait se reconvertir.

La fracture commence en primaire : «Dès le CP, après le premier trimestre, les petites filles commencent déjà à se dire que les mathématiques ne sont pas pour elles» et «7% des adolescentes expriment un intérêt pour les métiers du numérique, contre 29% chez les garçons» , a déploré Anne Le Hénanff. Adultes, «seulement 25% des femmes imaginent travailler dans la tech», a de son côté souligné Nadine Crinier.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.