La mairie de Paris a décidé d’avancer le traditionnel feu d’artifice de la fête nationale au 13 juillet pour respecter le temps de commémoration des dix ans de l’attentat de Nice
Le traditionnel feu d’artifice de la fête nationale dans la capitale sera avancé au 13 juillet, en hommage aux victimes de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016, qui avait fait 86 morts et des centaines de blessés, a annoncé vendredi la mairie de Paris.
« Afin de permettre le respect du temps national de commémoration des dix ans de cet attentat, Emmanuel Grégoire, en accord avec le président de la République, annonce avancer au soir du 13 juillet le traditionnel feu d’artifice annuel célébrant la fête nationale, sur le Champ-de-Mars », indique la mairie dans un communiqué. Comme les précédentes éditions, le feu d’artifice sera tiré depuis la tour Eiffel, précise la ville de Paris, assurant que « le défilé militaire sera maintenu au 14 juillet ».
« Cette décision a été prise afin de permettre le plein respect du temps national de commémoration » de l’attentat du 14 juillet 2016 survenu à Nice, organisé le lendemain soit le 14 juillet prochain, ajoute la mairie.
Le 14 juillet 2016, le Tunisien Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a foncé avec un camion-bélier dans la foule réunie sur la promenade des Anglais pour le feu d’artifice de la fête nationale, faisant 86 morts. Il a été abattu sur place par les forces de l’ordre. L’attentat de Nice a été revendiqué par l’organisation État islamique mais aucun lien n’a pu être mis en évidence entre le mouvement djihadiste et Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, avaient conclu les enquêteurs.
En février, la Cour de cassation a rendu définitives les condamnations à dix-huit ans de réclusion criminelle des deux derniers condamnés pour leur rôle dans cet attentat, Mohamed Ghraieb et Chokri Chafroud. Leur peine est assortie d’une période de sûreté des deux tiers.
