L'eurodéputé, Raphaël Glucksmann , a affirmé ce mercredi 27 mai vouloir "bannir" le réseau social TikTok et plaidé en faveur d'une "déclaration de souveraineté numérique européenne". Il a prévenu qu'il n'utiliserait pas la plateforme chinoise pour faire campagne en cas de candidature.
"Je veux bannir Tiktok pour une raison simple (...). Ces algorithmes annulent tout ce que fait l'école républicaine. Elle cherche à vous émanciper, à vous sortir de vos convictions immédiates et de vos préjugés. Et là, vous avez quelque chose qui vous enferme", a affirmé Raphaël Glucksmann sur le plateau de Quotidien mercredi soir.
Le patron de Place publique évoque notamment la création d'une "déclaration de souveraineté numérique européenne" qui permette de faire "levier contre ces réseaux (sociaux, ndlr) qui sont extrêmement dangereux".
Raphaël Glucksmann, qui ne s'est pas encore déclaré officiellement candidat à l'élection présidentielle de 2027 s'est donné trois mois pour "sillonner le pays" et donner ses premières propositions de campagne.
Mais alors que les candidats ne manquent pas à l'appel, l'eurodéputé ne compte surtout pas rallier des voix par le biais de TikTok. "Si je pense que TikTok est une menace pour la démocratie, je ne vais pas, moi, aller manger des dragibus sur TikTok ou faire des vidéos en permanence pour ensuite, comme Gabriel Attal, expliquer que les réseaux sociaux sont extrêmement dangereux et qu'il faut les interdire pour les enfants de moins de 15 ans", ironise Raphaël Glucksmann, qui a supprimé son compte de 60.000 abonnés en mars 2024 .
Si aucun sondage n'a pour l'instant testé en même temps les trois candidatures possibles au centre-gauche (Bernard Cazeneuve, François Hollande et Raphaël Glucksmann, ndlr), une étude Elabe pour BFMTV donne le patron de Place publique à 10,5% au premier tour. Certes, c'est très loin d’une qualification au second tour, mais c'est néanmoins suffisant pour afficher un socle électoral relativement solide et se retrouver au niveau de Jean-Luc Mélenchon ou de Gabriel Attal.
"Je ne crois pas qu'on soit entré définitivement dans la période des TikTokeurs. On n'a pas besoin d'un influenceur à l'Élysée, on a besoin d'un président de la République", estime Raphaël Glucksmann.
