Edouard Philippe restera candidat à la présidentielle même s'il devait être mis en examen pendant la campagne électorale dans une enquête sur des faits présumés de détournement de fonds publics au Havre, ville dont il est maire, a-t-il indiqué ce jeudi 28 mai.
L'ex-Premier ministre fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêts et concussion au Havre à propos d'un marché conclu entre la mairie et une association.
Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile.
Dans cette affaire "très technique", "je n'ai pas enfreint la loi, je suis innocent (...) et je me tiendrai à la disposition de la justice pour répondre à toutes les questions", a assuré le patron du parti Horizons.
Critiqué par certains dans son camp pour sa discrétion dans ce début de campagne, en comparaison notamment avec son concurrent Gabriel Attal au sein du bloc central, l'ancien Premier ministre a défendu faire sa campagne "à son rythme".
"La campagne va durer onze mois, elle va être longue, il y aura beaucoup de rebondissements, on va pouvoir parler aux Français dans des formats totalement différents. Je vais la faire pleinement et personne ne me dicte mon rythme, ni mes amis, ni mes adversaires", a-t-il martelé.
"Je suis comme je suis, mais je suis extrêmement déterminé, j'aime les campagnes et j'ai envie de gagner cette élection présidentielle", a-t-il répété, en réponse à Gérald Darmanin qui avait appelé le patron du parti Horizons à "montrer son envie d'être président de la République".
S'il est élu, il a confirmé qu'il proposerait dans la foulée des référendums sur une "règle d'or" budgétaire et sur les retraites. Il a justifié ces référendums pour permettre aux électeurs, notamment de gauche, qui voteraient pour lui en cas de second tour face à un candidat RN de ne pas "se sentir piégés" en leur laissant "la possibilité de s'exprimer sur un certain nombre de sujets".
