Un courrier du ministère de l’Intérieur évoque « une enquête en cours pour des faits de violences sur mineur par un professeur » ayant exercé pendant plusieurs années à Lens, dans le Pas-de-Calais
Le maire de Lens (Pas-de-Calais) a interpellé mardi 9 juin le rectorat après les interrogations de parents d’élèves qui ont reçu un appel à témoignage de la police concernant un ancien enseignant de la commune visé par une enquête pour consultation de pédopornographie.
« Plusieurs familles lensoises » ont reçu un courrier du ministère de l’Intérieur, qui « évoque une enquête en cours pour des faits de violences sur mineur par un professeur ayant enseigné sur le territoire entre 2009 et 2025 », écrit dans cette lettre adressée à la rectrice de l’académie de Lille le maire de Lens Sylvain Robert.
M. Robert déplore ne pas avoir été informé au préalable de l’envoi de ces courriers, et s’interroge sur « les mesures prises à l’entrée de l’établissement » et la présence d’une « cellule psychologique » dans cette école.
Le courrier émane de l’Ofmin, un service de la police nationale en charge de diligenter des procédures judiciaires liées à des victimes mineures, a précisé le procureur d’Aix-en-Provence Jean-Luc Blachon, en charge de l’enquête, confirmant des informations de la Voix du Nord.
Ce courrier, dont des copies circulent sur les réseaux sociaux, indique que les enquêteurs cherchent à « identifier et entendre tous les élèves et anciens élèves des établissements concernés qui auraient pu être témoins ou victimes d’agissements » du professeur concerné.
Le procureur a confirmé qu’un ancien enseignant à Lens a été interpellé avec neuf autres personnes fin novembre 2025 dans le cadre d’une enquête pour détention, diffusion, consultation d’images pédopornographiques ainsi que pour non-dénonciation d’atteintes sexuelles à des mineurs.
Aucune de ces personnes n’a à ce jour été mise en examen pour agression sexuelle, corruption ou viol sur mineurs.
Le professeur, ainsi que deux autres personnes, qui seraient tous trois « les principaux acteurs de ce réseau, agissant en quelque sorte comme des créateurs de contenus », sont toujours en détention provisoire, a-t-il ajouté.
Ces dix personnes, réparties dans toute la France mais dont l’un des auteurs principaux est basé dans le ressort d’Aix-en-Provence, utilisaient « une plateforme cryptée sur laquelle ils échangeaient, diffusaient, consultaient de nombreux contenus pédocriminels », selon M. Blachon.
