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justicevia France 24··3 min de lecture

Perquisition à l'Élysée sur fond de soupçon de corruption dans l'enquête sur les panthéonisations

Personnalités citées :Emmanuel MacronPascal PracheAlexandre Benalla
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Le contexte

Le Parquet national financier (PNF) enquête sur des soupçons de favoritisme et de corruption liés à l'attribution de marchés publics pour des cérémonies de panthéonisation. Cette enquête a été ouverte en octobre 2025 et a conduit à des perquisitions au palais de l'Élysée, une première depuis l'affaire Benalla en 2018. L'article 67 de la Constitution française protège le président de la République de poursuites durant son mandat, ce qui complique les investigations.

Ce qu'il faut retenir

Le PNF a mené des perquisitions à l'Élysée dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de corruption liés aux cérémonies de panthéonisation. Les enquêteurs s'interrogent sur le choix de la société Shortcut Events, qui a remporté de nombreux marchés publics pour ces événements. La perquisition a été précédée d'une première tentative infructueuse en avril 2025, où les enquêteurs n'avaient pas pu accéder au palais. Les investigations portent sur des faits de favoritisme et de trafic d'influence.

Ce que ça change

Cette enquête pourrait avoir des répercussions sur la perception de la transparence et de l'intégrité des processus d'attribution des marchés publics en France. Elle soulève des questions sur les pratiques de favoritisme au sein des institutions publiques et pourrait influencer le débat politique autour de la responsabilité des élus et des fonctionnaires dans la gestion des fonds publics.

L'article complet

Source originale sur france24.com

Le Parquet national financier (PNF) a mené jeudi des perquisitions au palais de l'Élysée dans le cadre de son enquête sur les appels d'offres pour organiser les cérémonies de panthéonisations. La justice soupçonne des faits de favoritisme, prise illégale d'intérêt, corruption et trafic d'influence.

Après une première tentative infructueuse mi-avril, une perquisition a été menée jeudi 21 mai au palais de l'Élysée dans le cadre des investigations sur l'attribution des cérémonies d'entrée au Panthéon, une première depuis l'affaire Benalla en 2018.

"Des opérations de perquisition ont eu lieu le 21 mai dans des locaux de l'Élysée, dans le cadre de l'information judiciaire visant notamment les conditions d'attribution de certains marchés publics relatifs à l'organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des monuments nationaux (CMN)", a expliqué le Parquet national financier (PNF) à l'AFP, confirmant une information du Monde.

"Ces opérations ont été précédées d'échanges institutionnels afin d'en permettre le déroulement", a-t-il précisé.

Interrogé par l'AFP, l'Élysée s'est refusé à tout commentaire.

Le 14 avril, les enquêteurs et magistrats du PNF n'avaient pas été autorisés à accéder au palais présidentiel lors de leur première tentative de perquisition.

Ils s'étaient vu opposer "une analyse selon laquelle l'article 67 de la Constitution emporterait l'inviolabilité des locaux rattachés à la présidence de la République", avait expliqué le procureur de la République financier, Pascal Prache, dans un communiqué.

Selon l'article 67 de la Constitution, le président de la République n'est, en règle générale, pas responsable des actes accomplis en cette qualité. Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner ni faire l'objet d'une action, d'un acte d'information, d'instruction ou de poursuite.

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Le 14 avril, il avait été indiqué aux enquêteurs que "les documents des agents de l' Élysée , détachables de l'activité du chef de l'État, et ainsi communicables, leur seraient transmis sur demande", selon Pascal Prache.

La perquisition a été menée dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en octobre 2025 pour "favoritisme, prise illégale d'intérêt, corruption et trafic d'influence". Au cœur des investigations, les conditions d'attribution de certains marchés publics relatifs à l'organisation de cérémonies de panthéonisation.

Selon Le Canard enchaîné, qui a révélé l'affaire, les enquêteurs s'interrogent sur le choix de la société Shortcut Events pour organiser ces cérémonies d'entrée au Panthéon des femmes et hommes illustres pendant 22 ans, jusqu'à l'hommage à Missak Manouchian en 2024.

Chaque panthéonisation a été facturée à l'État "autour de deux millions d'euros", assure l'hebdomadaire satirique.

Shortcut Events est également derrière l'organisation de plusieurs événements, comme le 80e anniversaire du Débarquement à Omaha Beach , en Normandie, en juin 2024.

"Chargée d'organiser des cérémonies de panthéonisation dès 2002, la société Shortcut Events a pleinement profité de la multiplication des hommages nationaux sous la présidence d' Emmanuel Macron en remportant systématiquement les appels d'offres", écrivait le journal Le Monde le 14 avril.

Le CMN a attribué, en 2025, la cérémonie d'entrée de Robert Badinter au Panthéon – d'une valeur de 2,4 millions d'euros, selon Le Monde – à une autre agence, Auditoire, mettant ainsi fin à la série de marchés remportés par Shortcut Events.

Le procureur financier avait fait état le 14 avril d'"opérations de perquisition visant divers lieux, dont des services de la présidence de la République ainsi que des domiciles", sans davantage de détails.

Les investigations sont confiées à la brigade financière et anticorruption de la police judiciaire parisienne.

En amont de l'information judiciaire, le PNF avait diligenté une enquête préliminaire en décembre 2023.

La dernière perquisition à l'Élysée remontait au 25 juillet 2018, dans l'affaire Benalla, sous le premier mandat d'Emmanuel Macron. Alexandre Benalla , un collaborateur du chef de l'État, venait alors d'être mis en examen pour des violences commises à la fin d'une manifestation le 1 er mai. Il a depuis été condamné à un an de prison ferme.

Texte extrait depuis l'article original sur france24.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur france24.com.

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