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electionsvia Sud Ouest··3 min de lecture

Présidentielle 2027 : « Gagner en 2027, c’est ça le but », Raphaël Glucksmann lance sa dynamique lors d’un premier meeting

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Raphaël GlucksmannJean-Luc MélenchonEmmanuel MacronSacha HouliéCarole DelgaLaurence RossignolMichaël DelafosseBernard KouchnerMarisol TouraineAnne Sinclair
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Le contexte

Raphaël Glucksmann, eurodéputé et ancien membre du Parti socialiste, a annoncé sa candidature pour l'élection présidentielle de 2027. Il cherche à rassembler les socialistes et les écologistes autour de sa candidature, dans un contexte où la gauche est divisée et où Jean-Luc Mélenchon a récemment mobilisé un grand nombre de partisans.

Ce qu'il faut retenir

Lors de son meeting à Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a exprimé sa volonté de se présenter à la présidentielle de 2027, appelant à l'unité des socialistes et des écologistes. Il a critiqué Emmanuel Macron sur ses politiques écologiques et a promis de faire de la souveraineté numérique un enjeu central. Glucksmann a également évoqué des propositions concrètes, comme l'accès à des voitures électriques à bas coût pour les Français modestes.

Ce que ça change

La candidature de Glucksmann pourrait redynamiser le paysage politique de la gauche en France, en cherchant à rassembler des forces disparates. Ses propositions sur la souveraineté numérique et l'écologie pourraient influencer le débat public et les priorités politiques à l'approche de l'élection présidentielle.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Lors de son premier meeting à Aubervilliers, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann a affiché sa détermination à briguer la présidence en 2027, appelant les socialistes et les écologistes à le rejoindre

« Adieu esprit de défaite ! » Raphaël Glucksmann a affiché sa détermination à être candidat à la présidentielle samedi lors de son premier meeting à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, appelant les socialistes et les écologistes à le rejoindre. L’eurodéputé, qui s’est donné trois mois pour convaincre et se déclarer officiellement candidat à l’élection présidentielle, jouait gros pour tenter de créer une dynamique autour de lui, une semaine après la démonstration de force du leader insoumis Jean-Luc Mélenchon , qui a rassemblé selon ses soutiens 26 000 personnes à Saint-Denis.

Les équipes de Raphaël Glucksmann ont revendiqué de leur côté entre 3 000 et 4 000 participants, une prouesse selon elles pour un parti qui n’a pas la puissance de frappe des Insoumis. « Dans notre espace politique, personne ne pourra faire mieux », a affirmé le député ex-macroniste Sacha Houlié.

Raphaël Glucksmann, qui défend une ligne sociale-démocrate, pro-européenne et anti-LFI, et figure parmi les favoris sur l’arc social-démocrate avec autour de 12 % des intentions de vote, a affirmé d’emblée dans son discours que « le prochain président de la République aura une mission sacrée : redonner à la France sa souveraineté et sa liberté ». Il a notamment promis de faire « de la libération écologique de la France et des Français notre priorité politique, économique, sociale, absolue », fustigeant Emmanuel Macron, qui n’a « rien compris à l’écologie ».

Il a également souhaité faire de la souveraineté numérique de la France et de l’Europe « le grand combat anticapitaliste » de la gauche. « Notre ennemi, notre ennemi a un visage. Et il a un nom. Il en a même plusieurs. Il s’appelle Elon Musk (le propriétaire de X), Sam Altman (le patron d’Open AI), Zhang Yiming (cofondateur de ByteDance) », a-t-il lancé. Celui qui répète à l’envi vouloir reprendre le drapeau français des mains de l’extrême droite a aussi réaffirmé qu’il assumerait « la bataille du patriotisme français jusqu’au bout ».

Soupçonné par certains d’un virage vers le centre, il a voulu donner des gages à la gauche, promettant de faire de l’amélioration des conditions de travail et de la hausse des salaires un « thème central de 2027 », et d’imposer dans le débat « la taxation des super successions et des plus hauts patrimoines ». Parmi les rares propositions concrètes : la promesse de permettre aux Français modestes « d’avoir accès à une voiture électrique contre un loyer de 100 euros par mois ».

« Gagner en 2027, c’est ça le but. Notre gauche sera à la hauteur de l’histoire. Elle se réunira par-delà les doutes, par-delà les différences », a-t-il lancé à l’adresse des socialistes et des écologistes. L’eurodéputé, qui a porté par deux fois les couleurs du Parti socialiste aux européennes, a notamment multiplié les appels du pied envers son partenaire privilégié, dont il a besoin pour se lancer, sans vouloir pour autant participer à une primaire comme le propose le premier secrétaire Olivier Faure. À Aubervilliers, il s’est dit persuadé que « nous n’avons pas encore écrit les plus belles pages de notre histoire commune ».

Dans la salle, plusieurs socialistes étaient présents, comme la présidente de la région Occitanie Carole Delga, la sénatrice Laurence Rossignol, le maire de Montpellier Michaël Delafosse, tous opposants d’Olivier Faure et hostiles à une primaire. On trouvait aussi les anciens ministres Bernard Kouchner et Marisol Touraine, la journaliste Anne Sinclair, ou encore le réalisateur Michel Hazanavicius et sa compagne l’actrice Bérénice Bejo.

Étaient absents : Olivier Faure, tout comme l’ex-président François Hollande, qui se tient en embuscade en cas d’échec de l’eurodéputé, ou le patron des députés socialistes Boris Vallaud , qui a pourtant lancé avec Raphaël Glucksmann une plateforme visant à construire un projet commun pour 2027. L’autre promoteur de cette plateforme, le sénateur écologiste Yannick Jadot, était lui bien présent malgré les menaces d’éviction de son parti qui pèsent sur lui : « Raphaël est le moins mauvais des candidats à gauche pour porter nos idées. L’enjeu, c’est qu’il devienne le meilleur », a-t-il estimé devant la presse.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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