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electionsvia France 24··4 min de lecture

Présidentielle 2027 : en meeting, Glucksmann veut "ramener la gauche au pouvoir"

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Raphaël GlucksmannEmmanuel MacronJean-Luc MélenchonOlivier FaureFrançois HollandeCarole DelgaLaurence RossignolMichaël DelafosseBernard KouchnerMarisol Touraine
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Le contexte

Raphaël Glucksmann est le président du parti Place publique et un eurodéputé. La présidentielle de 2027 approche, et la gauche française cherche à se rassembler pour proposer une alternative crédible face à la droite et à l'extrême droite. Glucksmann se positionne comme un candidat potentiel pour incarner cette alternative.

Ce qu'il faut retenir

Lors de son premier meeting à Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a exprimé sa volonté de rassembler la gauche pour les élections présidentielles de 2027. Il a critiqué Emmanuel Macron sur ses politiques écologiques et a promis de faire de la souveraineté numérique et de l'écologie des priorités. Glucksmann a également évoqué des propositions concrètes, comme l'accès à des voitures électriques à bas coût pour les Français modestes. Il a appelé à l'unité de la gauche pour gagner en 2027.

Ce que ça change

L'appel de Glucksmann à rassembler la gauche pourrait redynamiser le débat politique en France et influencer les stratégies des partis de gauche. Sa critique de Macron et ses propositions concrètes visent à attirer les électeurs en quête d'alternatives face aux défis actuels, notamment en matière d'écologie et de justice sociale.

L'article complet

Source originale sur france24.com

Raphaël Glucksmann, ⁠président du ​parti Place publique, a appelé samedi la gauche à ​proposer une alternative crédible en 2027 lors de son premier meeting d'ampleur avant l'élection présidentielle de l'an prochain.

Raphaël Glucksmann a affiché sa détermination à être candidat à la présidentielle, samedi 13 juin, lors de son premier meeting à Aubervilliers , en Seine-Saint-Denis , appelant les socialistes et les écologistes à le rejoindre.

"Nous allons défier ​les ‌pronostics, ramener la gauche au pouvoir", ⁠a lancé le député européen devant plusieurs milliers de personnes réunies aux ‌docks d'Aubervilliers.

"Le RN n'a pas encore ⁠triomphé. Les Français ne choisiront pas cinq années de plus de Macron et nous, nous ​allons nous rassembler pour gagner en 2027 (...) Les ‌Français ne veulent pas non plus de Jean-Luc Mélenchon à l'Élysée", a-t-il déclaré devant un décor où l'on pouvait ‌lire "gagner en 2027".

"C'est à notre gauche de proposer une alternative ​crédible", a ajouté Raphaël Glucksmann, s'adressant aussi aux "militants socialistes" pour surmonter les divisions actuelles de la gauche française.

L'eurodéputé, qui s'est donné trois mois pour convaincre et se déclarer officiellement candidat à l'élection présidentielle, jouait gros pour tenter de créer une dynamique autour de lui, une semaine après la démonstration de force du leader insoumis Jean-Luc Mélenchon , qui a rassemblé, selon ses soutiens, 26 000 personnes à Saint-Denis.

À lire sur le sujet Jean-Luc Mélenchon entre en campagne à Saint-Denis, ville symbole de sa "Nouvelle France"

Les équipes de Raphaël Glucksmann ont revendiqué de leur côté entre 3 000 et 4 000 participants, une prouesse selon elles pour un parti qui n'a pas la puissance de frappe des insoumis.

"Dans notre espace politique, personne ne pourra faire mieux", a affirmé le député ex-macroniste Sacha Houlié.

Raphaël Glucksmann, qui défend une ligne sociale-démocrate, pro-européenne et anti-LFI, et figure parmi les favoris sur l'arc social-démocrate avec autour de 12 % des intentions de vote, a affirmé d'emblée dans son discours que "le prochain président de la République aura une mission sacrée : redonner à la France sa souveraineté et sa liberté".

Il a notamment promis de faire "de la libération écologique de la France et des Français notre priorité politique, économique, sociale, absolue", fustigeant Emmanuel Macron , qui n'a "rien compris à l'écologie".

Il a également souhaité faire de la souveraineté numérique de la France et de l'Europe "le grand combat anticapitaliste" de la gauche. "Notre ennemi a un visage. Et il a un nom. Il en a même plusieurs. Il s'appelle Elon Musk (le propriétaire de X), Sam Altman (le patron d'Open AI), Zhang Yiming (cofondateur de ByteDance)", a-t-il lancé.

Celui qui répète à l'envi vouloir reprendre le drapeau français des mains de l'extrême droite a aussi réaffirmé qu'il assumerait "la bataille du patriotisme français jusqu'au bout".

Soupçonné par certains d'un virage vers le centre, il a voulu donner des gages à la gauche, promettant de faire de l'amélioration des conditions de travail et de la hausse des salaires un "thème central de 2027", et d'imposer dans le débat "la taxation des super successions et des plus hauts patrimoines".

Parmi les rares propositions concrètes : la promesse de permettre aux Français modestes "d'avoir accès à une voiture électrique contre un loyer de 100 euros par mois".

"Gagner en 2027, c'est ça le but. Notre gauche sera à la hauteur de l'Histoire. Elle se réunira par delà les doutes, par delà les différences", a-t-il lancé à l'adresse des socialistes et des Écologistes.

L'eurodéputé, qui a porté par deux fois les couleurs du Parti socialiste aux européennes, a notamment multiplié les appels du pied envers son partenaire privilégié, dont il a besoin pour se lancer – sans vouloir pour autant participer à une primaire comme le propose le Premier secrétaire, Olivier Faure .

À Aubervilliers, il s'est dit persuadé que "nous n'avons pas encore écrit les plus belles pages de notre histoire commune".

Dans la salle, plusieurs socialistes étaient présents, comme la présidente de la région Occitanie Carole Delga, la sénatrice Laurence Rossignol, le maire de Montpellier Michaël Delafosse – tous opposants d'Olivier Faure, et hostiles à une primaire.

On trouvait aussi les anciens ministres Bernard Kouchner et Marisol Touraine, la journaliste Anne Sinclair, ou encore le réalisateur Michel Hazanavicius et sa compagne l'actrice Bérénice Bejo.

Absents : Olivier Faure, tout comme l'ex-président François Hollande , qui se tient en embuscade en cas d'échec de l'eurodéputé, ou le patron des députés socialistes Boris Vallaud, qui a pourtant lancé avec Raphaël Glucksmann une plateforme visant à construire un projet commun pour 2027.

L'autre promoteur de cette plateforme, le sénateur écologiste Yannick Jadot , était lui bien présent malgré les menaces d'éviction de son parti qui pèsent sur lui : "Raphaël est le moins mauvais des candidats à gauche pour porter nos idées. L'enjeu, c'est qu'il devienne le meilleur", a-t-il estimé devant la presse.

Texte extrait depuis l'article original sur france24.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur france24.com.

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