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electionsvia Le HuffPost··4 min de lecture

Au meeting de Glucksmann, cette différence de traitement fait déjà l’objet de détournements sur les réseaux sociaux

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Raphaël GlucksmannJean-Luc MélenchonGabriel AttalÉdouard PhilippeOlivier FaureFrançois HollandeCarole DelgaLaurence RossignolMichaël DelafosseBernard Kouchner
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Le contexte

Raphaël Glucksmann, eurodéputé et figure de la gauche non-mélenchoniste, aspire à se présenter à l'élection présidentielle de 2027. Il tente de rassembler les socialistes et les écologistes autour de sa candidature, tout en se positionnant contre Jean-Luc Mélenchon et les anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron. Le meeting à Aubervilliers marque le début de sa campagne.

Ce qu'il faut retenir

Lors de son meeting à Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a exprimé sa volonté de se présenter à la présidentielle de 2027, appelant à l'unité des socialistes et des écologistes. Il a critiqué Jean-Luc Mélenchon et les anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron, tout en affirmant que le prochain président devra redonner à la France sa souveraineté. Glucksmann a également promis de faire de l'écologie une priorité et a proposé des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vie des Français.

Ce que ça change

La candidature de Glucksmann pourrait redéfinir le paysage politique de la gauche en France, en offrant une alternative à Jean-Luc Mélenchon. Son positionnement pro-européen et ses propositions concrètes pourraient attirer des électeurs en quête d'une nouvelle voix à gauche. La dynamique qu'il parviendra à créer dans les mois à venir sera cruciale pour son succès et celui de son mouvement.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Il se rêve candidat de la gauche non-mélenchoniste. Raphaël Glucksmann a affiché sa détermination à être candidat à la présidentielle le samedi 13 juin lors de son premier meeting à Aubervilliers , appelant les socialistes et les écologistes à le rejoindre. L’eurodéputé, qui s’est donné trois mois pour convaincre et se déclarer officiellement candidat à l’élection présidentielle, jouait gros pour tenter de créer une dynamique autour de lui.

Avec sa ligne pro-européenne et anti-LFI, Raphaël Glucksmann doit parvenir à exister dans un arc social-démocrate déjà bien chargé et concurrencé par les Insoumis, une semaine après la démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon avec ses 26 000 soutiens à Saint-Denis. Les équipes de Raphaël Glucksmann ont revendiqué, de leur côté, entre 3 000 et 4 000 participants, une prouesse selon elles pour un parti qui n’a pas la puissance de frappe des Insoumis.

Dans son discours, le patron de Place Publique a évoqué les rivaux à sa droite, Gabriel Attal et Édouard Philippe, et son principal rival de gauche Jean-Luc Mélenchon. Un passage qui fait déjà l’objet de détournements sur les réseaux par des comptes marqués à gauche et dont certains soutiennent LFI. Comme vous pouvez le voir ci-dessous , ces derniers lui reprochent d’avoir empêché le public de huer les anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron, mais de l’avoir laissé siffler le leader insoumis.

Ces clips vidéo, s’ils relèvent une réelle différence de traitement, passent aussi d’autres extraits du meeting sous silence. Raphaël Glucksmann avait commencé par affirmer que « les Françaises et les Français n’éliront pas l’un des anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron » , une phrase approuvée par le public qui a lancé des « non » à travers la salle, que le patron de Place Publique n’a pas interrompus.

Juste après, il a mentionné les noms de Gabriel Attal et Édouard Philippe et interrompu les huées suscitées par leur évocation, comme le montrent les clips vidéos sur les réseaux sociaux. Mais dans un autre passage coupé au montage, l’eurodéputé n’a pas pour autant été tendre avec eux, les accusant de faire « semblant de ne pas connaître le président qui les a faits » et les comparant aux « ministres de Louis XVI qui soudainement deviendraient des sans-culottes fanatiques de 1789 » .

« Ils peuvent promettre de tout changer quand ils ont eu les manettes pendant dix ans, ça ne marchera pas ! » , a lancé Raphaël Glucksmann, sous les applaudissements nourris de la salle. Le passage sur Jean-Luc Mélenchon, repris sur les réseaux sociaux, est intervenu ensuite. Le chef de Place Publique a affirmé que « les Français [...] ne veulent pas non plus de Jean-Luc Mélenchon à l’Élysée » , une déclaration suivie de huées qu’il n’a, en effet, pas stoppées.

Fidèle à sa partition sociale-démocrate et à son hostilité à LFI, Raphaël Glucksmann a conclu par une dernière charge au parti de Jean-Luc Mélenchon : « C’est à notre gauche, celle qui rassemble au lieu de brutaliser, celle qui répare au lieu de casser, c’est donc à notre gauche de proposer une alternative crédible. »

Reste à voir si l’eurodéputé parviendra réellement à s’imposer : il n’est donné qu’autour de 12 % des intentions de vote et peine à s’affirmer comme un candidat naturel pour les socialistes ou les écologistes. Dans son son discours, il a tenté de convaincre à sa droite et à sa gauche. Il a notamment affirmé que « le prochain président de la République » aura pour « mission sacrée » de « redonner à la France sa souveraineté et sa liberté » .

Il a aussi promis de faire « de la libération écologique de la France et des Français notre priorité politique, économique, sociale, absolue » , fustigeant Emmanuel Macron, qui n’a « rien compris à l’écologie » . Celui qui répète à l’envi vouloir reprendre le drapeau français des mains de l’extrême droite a aussi réaffirmé qu’il assumerait « la bataille du patriotisme français jusqu’au bout » .

Soupçonné par certains d’un virage vers le centre, il a voulu donner des gages à la gauche, promettant de faire de l’amélioration des conditions de travail et de la hausse des salaires un « thème central de 2027 » , et d’imposer dans le débat « la taxation des super successions et des plus hauts patrimoines » . Parmi les rares propositions concrètes : la promesse de permettre aux Français modestes « d’avoir accès à une voiture électrique contre un loyer de 100 euros par mois » .

L’eurodéputé, qui a porté par deux fois les couleurs du Parti socialiste aux européennes, a notamment multiplié les appels du pied envers son partenaire privilégié, dont il a besoin pour se lancer – sans vouloir pour autant participer à une primaire comme le propose le Premier secrétaire Olivier Faure. À Aubervilliers, il s’est dit persuadé que « nous n’avons pas encore écrit les plus belles pages de notre histoire commune » .

Dans la salle, plusieurs socialistes étaient présents, comme la présidente de la région Occitanie Carole Delga, la sénatrice Laurence Rossignol, le maire de Montpellier Michaël Delafosse – tous opposants d’Olivier Faure et hostiles à une primaire . On trouvait aussi les anciens ministres Bernard Kouchner et Marisol Touraine.

Absents : Olivier Faure, tout comme l’ex-président François Hollande, qui se tient en embuscade en cas d’échec de l’eurodéputé , ou le patron des députés socialistes Boris Vallaud, qui a pourtant lancé avec Raphaël Glucksmann une plateforme visant à construire un projet commun pour 2027. L’autre promoteur de cette plateforme, le sénateur écologiste Yannick Jadot, était lui bien présent malgré les menaces d’éviction de son parti qui pèsent sur lui : « Raphaël est le moins mauvais des candidats à gauche pour porter nos idées. L’enjeu, c’est qu’il devienne le meilleur » , a-t-il estimé devant la presse.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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