Le leader de La France insoumise tenait ce dimanche son premier meeting de campagne à Saint-Denis, ville récemment gagnée par son parti
Jean-Luc Mélenchon a attaqué ce dimanche le Rassemblement national, lors de son premier meeting de campagne pour la présidentielle 2027 à Saint-Denis, accusant ce parti de promouvoir un « suprémacisme » visant à diviser les peuples « en ethnie et en religion ».
« Dans ce chaos naissant, un nouveau projet politique germe, dans les guerres du Moyen-Orient et du trumpisme : voici ce qu’il faut appeler le suprémacisme, c’est-à-dire une volonté de hiérarchisation humaine pour dominer les peuples en les divisant en ethnie et en religion […]. En France, le suprémacisme est porté par le RN », a estimé le candidat LFI à la présidentielle.
Dans le chaos naissant, un nouveau projet politique germe : le suprémacisme. C'est-à-dire une volonté de hiérarchisation humaine pour dominer les peuples en les divisant en ethnies et en religions. L'économie de guerre est son modèle, le numérique son vecteur. En France, ce… pic.twitter.com/71DXy4Z8r8
Face au concept de « Nouvelle France » décliné par M. Mélenchon, « on a vu s’enflammer les obsédés de la race, qui, projetant sur nous leurs névroses communautaristes, se sont emportés à nous montrer du doigt », a-t-il regretté. « Ainsi M. Bardella, bon trumpiste, veut même supprimer le droit du sol de naissance », a-t-il dit en évoquant le président du Rassemblement national.
Ce serait un « crime anti-national », a dit Jean-Luc Mélenchon. « Né en France, Français ! » « On ne veut pas l’oublier car nous en sommes tellement heureux, un Français sur trois est, selon la formule de Bally, un héritier de l’immigration », a-t-il dit, faisant référence au nouveau maire insoumis de Saint-Denis Bally Bagayoko qui s’était exprimé avant lui.
« Nous ne renierons pas, mesdames et messieurs les fachos, les sacrifices et l’amour de nos grands-parents qui nous permettent d’être ici dans ce pays qu’ils ont tant contribué à bâtir », a-t-il repris. « On est chez nous ! », a-t-il lancé, une formule aussi scandée par la foule. « Nous croyons à l’intelligence de la France, nous croyons que notre pays n’est pas raciste, notre pays n’est pas fasciste », a ajouté le candidat devant plusieurs milliers de personnes massées face à la Basilique de Saint-Denis.
Il a également affirmé que la Nouvelle-Calédonie irait «vers l’indépendance» s’il remportait la présidentielle, promettant à la Corse «l’autonomie étendue» au nom des peuples à disposer d’eux-mêmes, assurant que «la prochaine présidence gouvernera» selon un principe: «le respect des populations et la volonté de les aider à se libérer de toutes les dépendances et dominations».
Avant de lancer un message aux «camarades de la Réunion et des Antilles»: «aucun tabou à ce sujet de l’autonomie. La perspective sera le droit complet à l’autonomie quand et seulement quand les populations concernées la souhaitent, et au rythme qu’ils auront choisi.»
