À moins d'un an de la présidentielle 2027 , le député de Haute-Loire Laurent Wauquiez a pour mot d'ordre le rassemblement. Son souhait? "Un programme commun de la droite", assure-t-il ce mardi 9 juin au micro de BFMTV-RMC. "Je veux qu'on puisse mettre dans une même pièce des personnalités de sensibilités différentes de droite qui ne se parlent plus", avance le Républicain, qui dit tant parler à Édouard Philippe , qu'à Gérald Darmanin et à Sarah Knafo.
Quid du parti Renaissance, dont le secrétaire général Gabriel Attal a annoncé sa canddiature? "S'ils sont à droite, oui", assure Laurent Wauquiez.
"Le piège de la droite est de raisonner à partir de personnes, et chacun s'excommunie", déplore le président du groupe Droite républicaine à l'Assemblée nationale. "J'essaye de dire à tout le monde, commençons par travailler sur le fond. Qu'est-ce que l'on veut porter ensemble? Moins d'immigration, moins de dépenses publiques, moins d'assistanat, plus de pouvoir d'achat, plus de sécurité, plus d'économie". "Pour que la droite revive, il faut qu'elle capte la simulation d'idées, et le débat", étaye-t-il.
Une fois ce "programme commun" trouvé, Laurent Wauquiez appelle à l'organisation d'une primaire "à l'automne" . "Il faut trouver un système pour arbitrer tout le monde. Je considère que seule une primaire peut permettre de le faire, mais si d'autres ont de meilleures idées, je ne tiens pas à la primaire en tant que telle", argumente le parlementaire auvergnat sans toutefois déroger sur le calendrier. Cet arbitrage doit se faire "à l'automne", si ce n'est pas le cas, il estime "que ce sera trop tard".
Laurent Wauquiez le répète: il "ne se rajoute pas à la liste de prétendants" à l'Élysée à droite. À la mi-mai, il s'était d'ailleurs rangé derrière Bruno Retailleau, désigné par les adhérents des Républicains comme leur candidat LR pour 2027, le "candidat légitime".
"J'évite de m'enfermer dans un camp", assure-t-il toutefois. "J'essaye de contribuer au rassemblement".
