La députée Sophia Chikirou a été relaxée ce lundi 8 juin par le tribunal correctionnel de Paris, à l’issue de son procès pour « escroquerie », mais a été condamnée pour vol dans ce même dossier. L’élue La France insoumise était soupçonnée d’avoir tenté de récupérer des fonds revenant à la société Le Média , qu’elle a dirigée avant d’en être écartée.
Dans cette affaire dont les faits remontent à 2018, le ministère public accusait Sophia Chikirou d’avoir tenté de tromper la banque Crédit du Nord en juillet 2018, au préjudice du site d’actualité Le Média , qu’elle avait cofondé. Elle lui reprochait d’avoir tenté de faire transférer 67 146 euros du compte de la webtélé vers Mediascop, sa société de conseil à l’époque, ainsi que d’avoir subtilisé deux chèques.
Selon l’accusation, Sophia Chikirou avait déjà été mise au courant de son éviction lors du rendez-vous à la banque où elle a réclamé le versement de la somme. L’intéressée dément cette version et a assuré à la barre qu’elle n’avait été informée de sa mise à l’écart que par un SMS du psychanalyste Gérard Miller, également cofondateur du Média , le 27 juillet en fin d’après-midi, soit après son premier rendez-vous à la banque.
Sophia Chikirou a été relaxée du chef d’accusation d’escroquerie. Elle a cependant été reconnue coupable et condamnée à 8 000 euros d’amende dont la moitié avec sursis pour le vol de chèques jamais utilisés, a déclaré le président du tribunal Guillaume Daieff.
