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economievia Sud Ouest··2 min de lecture

TotalEnergies : le plafonnement des carburants a coûté 200 millions d’euros au groupe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Patrick PouyannéÉric Coquerel
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Le contexte

Le plafonnement des prix des carburants en France a été mis en place pour protéger les consommateurs face à la hausse des prix liée à la crise énergétique. TotalEnergies, en tant que principal acteur pétrolier, est directement concerné par cette mesure. Le débat sur la taxation des superprofits des entreprises pétrolières a été relancé par les récents bénéfices du groupe dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.

Ce qu'il faut retenir

Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a déclaré devant une commission parlementaire que le plafonnement des prix des carburants a entraîné un manque à gagner de 200 millions d'euros pour le groupe. Il a précisé que ce coût est dû à la différence entre le prix de revient et le plafond imposé. Le groupe est critiqué pour sa faible imposition en France malgré des bénéfices mondiaux élevés. Le PDG a défendu le mécanisme de plafonnement, soulignant son appréciation par les consommateurs et a menacé de retirer cette mesure en cas de surtaxation.

Ce que ça change

Cette déclaration met en lumière les tensions entre les entreprises pétrolières et le gouvernement français concernant la fiscalité et les mesures de soutien aux consommateurs. Le débat sur la taxation des superprofits pourrait influencer les futures politiques fiscales et économiques en France, notamment en ce qui concerne les grandes entreprises du secteur énergétique.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a détaillé devant une commission parlementaire le coût du plafonnement des prix des carburants pour son groupe

Le PDG de TotalEnergies a affirmé mercredi devant une commission parlementaire que le plafonnement du prix de ses carburants en France avait entraîné pour son groupe un manque à gagner de l’ordre de 200 millions d’euros depuis le début de la guerre en Iran. « Le plafond est inférieur au prix de revient », a également précisé Patrick Pouyanné, ajoutant que le modèle intégré du géant pétro-gazier, du champ pétrolier jusqu’à la distribution, et de bons résultats permettent au groupe de « financer » ce plafonnement.

« On en est à peu près à 200 millions d’euros » de manque à gagner avec ce plafonnement du carburant depuis le début du conflit au Moyen-Orient, a déclaré le PDG de TotalEnergies, interrogé par le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale française Éric Coquerel (LFI, gauche radicale).

Il s’agit d’un calcul approximatif, sur la base de ce qu’aurait pratiqué le groupe comme prix dans ses stations-service indépendamment de la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient, précise-t-il. « Il prend sur sa marge de distributeur pour pouvoir pratiquer ces prix-là » et est aidé par « le fait de maitriser toute la chaîne, comme il est aussi raffineur », explique un acteur de la grande distribution. « Sur la partie distribution, il ne gagne pas d’argent, il en perd (mais) comme il maîtrise toute la chaîne de valeur, ça lui permet de s’en sortir, il augmente son flux, ses volumes », ajoute cette source.

Mercredi, le PDG a répondu pendant plus de deux heures au feu roulant des questions des députés de la commission des Finances sur sa fiscalité et la question des superprofits, et du rapporteur de la mission flash sur la taxation des carburants.

Le groupe est régulièrement critiqué pour la faiblesse de son impôt sur les sociétés en France, au regard de ses bénéfices mondiaux, et d’autant plus que le conflit au Moyen-Orient a dopé ses revenus pétroliers, ce qui a relancé le débat sur l’opportunité de taxer les « superprofits ». TotalEnergies a enregistré au 1er trimestre 4,96 milliards d’euros de bénéfices, un bond de 51 % sur un an.

Devant les députés, le patron a de nouveau défendu son mécanisme de plafonnement, apprécié des consommateurs et salué par un gouvernement aux maigres marges budgétaires, répétant être « la seule compagnie pétrolière » à l’avoir fait dans le monde. « Donc, critiquer » cette mesure […] j’avoue avoir du mal à le comprendre «, a-t-il réagi, en réitérant aussi ses menaces de retirer le plafonnement en cas de surtaxation. « Si le Parlement s’orientait vers une taxation supplémentaire, nous en tirerons les leçons […]. On ne peut pas vouloir nous prendre deux fois le même argent », a-t-il dit.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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