À un an de la présidentielle, le chef de l’État nomme ses proches aux plus hautes fonctions. Une façon de « sécuriser les institutions », comme le dit l’Élysée ? Ou plutôt de « cadenasser » l’État ? Notre débat avec la rédaction de « Mediapart » et la professeure de droit Lauréline Fontaine.
E mmanuel Emmanuel Moulin , jusqu’à récemment bras droit d’Emmanuel Macron, devient gouverneur de la Banque de France. L’ancien président macroniste de l’Assemblée nationale Richard Ferrand ? Il est président du Conseil constitutionnel. L’ex-ministre Amélie de Montchalin ? Elle est la nouvelle présidente de la Cour des comptes. Marc Guillaume , ancien secrétaire général du gouvernement ? Il a été nommé à la tête du Conseil d’État.
Selon les calculs de Mediapart , plus d’une vingtaine d’anciens députés macronistes ont été recasés à des postes clés ces dernières années.
En mai 2027, le double quinquennat d’Emmanuel Macron sera terminé. En attendant, le président nomme ses fidèles à tout va aux plus hautes fonctions de l’État. Des fidèles qui seront toujours en poste après lui. Certes, la Constitution le permet. Mais que deviennent les contre-pouvoirs ? Quels conflits d’intérêts et tractations cela révèle-t-il ? Est-ce vraiment démocratique à un an du scrutin présidentiel ?
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, préparée avec Antton Rouget et Raphaël Gribe Marquis.
