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culturevia Sud Ouest··3 min de lecture

Tribune anti-Bolloré : qui sont ces signataires dont Canal+ menace de ne plus financer les projets ?

Personnalités citées :Vincent BolloréMaxime SaadaGaëtan BruelJuliette BinocheAnna MouglalisSwann ArlaudJean-Pascal ZadiRaymond DepardonArthur HarariFrédéric Pierrot
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Le contexte

Le secteur du cinéma français est dominé par Canal+, principal financeur des projets cinématographiques. Vincent Bolloré, propriétaire de Canal+, est critiqué pour son influence sur le cinéma, ce qui a conduit à une tribune signée par de nombreux professionnels du secteur. Cette tribune a été publiée à la veille du Festival de Cannes, intensifiant les tensions autour de la liberté d'expression dans le milieu cinématographique.

Ce qu'il faut retenir

Une tribune intitulée 'Zapper Bolloré' a été publiée dans Libération, signée par près de 600 professionnels du cinéma, exprimant des inquiétudes sur l'influence de Vincent Bolloré. Maxime Saada, patron de Canal+, a menacé de ne plus financer les projets des signataires. Gaëtan Bruel, président du CNC, a appelé à la réflexion sur la liberté d'expression. La liste des signataires inclut des figures connues et des professionnels variés du cinéma, illustrant une large mobilisation contre l'emprise de Bolloré.

Ce que ça change

Cette situation soulève des questions sur la liberté d'expression dans le cinéma français et l'influence des grands groupes médiatiques. La menace de Canal+ de ne plus financer les projets des signataires pourrait avoir des répercussions sur la création cinématographique et sur la diversité des voix dans le secteur.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Ils sont menacés par le patron de Canal+ de ne plus travailler pour le principal financeur du cinéma français, qui leur reproche d’avoir signé une tribune s’inquiétant de l’emprise de Vincent Bolloré sur le septième art hexagonal. Derrière le collectif « Zapper Bolloré », des centaines de noms, parfois célèbres, souvent pas du tout, et des dizaines de professions représentées

Une tribune « zapper Bolloré » publiée mardi 12 mai dans « Libération » à la veille de l’ouverture du Festival de Cannes , une contre-attaque dimanche 17 mai du président du directoire de Canal+, Maxime Saada , indiquant qu’il ne souhaite plus voir son groupe financer les projets des quelque 600 signataires de ce texte, et voilà la tension qui monte crescendo dans le monde du cinéma français, avec la possibilité d’une liste noire de la part du principal financeur du cinéma français .

Dès dimanche, les réactions ont été nombreuses, et ce lundi matin, le patron du Centre national du cinéma et de l’image animée, Gaëtan Bruel, un acteur de poids du secteur, a tenté de calmer le jeu en parlant de « réaction à chaud » « qui aggrave les clivages au lieu de rassembler ». En estimant que « Sur le plan de la liberté d’expression, ça pose question. Parce que le droit à la critique, ça fait partie de ce principe fondamental ».

Mais qui est visé par cette menace ? La tribune parue dans « Libération » évoque « près de 600 professionnel.les du cinéma » et cite 51 noms, par ordre alphabétique, parmi lesquels on retient les plus connus, ceux des actrices Juliette Binoche ou Anna Mouglalis, des acteurs Swann Arlaud ou Jean-Pascal Zadi, du documentariste Raymond Depardon ou du réalisateur Arthur Harari, en vedette ce lundi à Cannes où il a déjà obtenu, en tant que co-scénariste, la palme d’or en 2023 pour « Anatomie d’une chute » … On croise aussi dans cette liste mise en avant les noms de Frédéric Pierrot, l’acteur vedette de la série « En thérapie », de Florence Loiret Caille, le pilier du « Bureau des légendes » , une des séries emblématiques de Canal+.

La célébrité est une chose, la diversité en est une autre : dans la liste, il y a tous les métiers du cinéma, de la scripte au producteur, de la cheffe décoratrice au monteur. Des techniciens, des attachés de presse, des directeurs de cinéma ou de casting, des programmateurs… Sur les 18 pages de cette liste présentée comme « en évolution » – il est toujours possible pour les personnes concernées de s’associer à la tribune –, on découvre aussi, au-delà des signatures individuelles, la présence d’une quinzaine d’associations ou collectifs. Parmi eux, aussi bien le collectif 50/50, le syndicat des scénaristes et la CGT spectacle, que des festivals, dont le Festival du film indépendant de Bordeaux .

D’autres noms connus pas mis en avant lors de la publication de la tribune apparaissent, tels ceux des comédiens Bruno Solo, Yolande Moreau, Sergi Lopez, Rachida Brakni, Robin Renucci, Charles Berling, du réalisateur Dominik Moll. Surtout, cette liste témoigne, par la longue énumération de tous les métiers qui composent un tournage, de tous ceux qui gravitent autour du cinéma et de sa distribution – projectionnistes, exploitants de salles, salariés de festival… – du champ large des inquiétudes.

Cette inquiétude, c’est le collectif « Zapper Bolloré » qui l’a exprimée en lançant avec sa tribune un pavé dans la mare, après avoir réuni depuis avril en secret une cinquantaine de professionnels autour du sujet de l’indépendance du cinéma français. Et rallier pour ce faire des noms connus n’a pas été facile, raconte « Libération » , qui cite la programmatrice Marine Riou, expliquant que « même les gens courageux, normalement engagés politiquement, sont injoignables et effrayés ».

Le poids de Canal+ est écrasant, et beaucoup considèrent pour le moment que le milliardaire breton n’impose pas à ses possessions dans le monde du cinéma le virage idéologique vécu à I-télé devenue CNews ou au « Journal du Dimanche ». Mais l’entrée au capital d’UGC inquiète en ce sens que la marque Bolloré sera présente à toutes les étapes de la vie d’un film, et c’est ce qui a servi de catalyseur à cette mobilisation.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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