Aller au contenu principal
Toute l'actualité
santevia Le HuffPost··3 min de lecture

Vous êtes peut-être éligible au remboursement du test de dépistage au cadmium

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Pascal MeyvaertPierre Souvet
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Le cadmium est un métal lourd reconnu pour ses effets nocifs sur la santé. En France, l'exposition au cadmium est préoccupante, notamment à travers l'alimentation. La Haute Autorité de santé a longtemps plaidé pour un dépistage des personnes potentiellement exposées au cadmium, en raison de la pollution des sols et des risques pour la santé publique.

Ce qu'il faut retenir

Le dépistage de l'exposition au cadmium est désormais remboursé par l'Assurance maladie pour les personnes potentiellement surexposées. Ce test, prescrit par un médecin, doit être effectué dans des zones reconnues comme polluées. En cas de résultats élevés, un dosage sanguin sera également pris en charge. Le coût total du dépistage est de 27,50 euros, remboursé à 60 % par l'Assurance maladie, laissant un reste à charge de 2 euros pour le patient. Des critiques émergent concernant le ciblage restrictif des personnes éligibles au dépistage.

Ce que ça change

Cette décision marque une avancée dans la prise en charge de l'exposition au cadmium en France, mais soulève des inquiétudes quant à la portée des critères d'éligibilité. Les critiques suggèrent que le gouvernement pourrait limiter la surveillance des expositions pour éviter des résultats alarmants. Cela pourrait impacter la santé publique si des cas non détectés d'exposition au cadmium persistent.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Réclamé de longue date par la Haute Autorité de santé (HAS), le dépistage de l’exposition au cadmium pour les personnes « potentiellement surexposées » est désormais acté. Dès ce mardi 16 juin, ces patients pourront se rendre en laboratoire de ville afin de réaliser un test de dépistage, puis obtenir un remboursement de la part de l’Assurance maladie. Cette décision fait suite à une décision de l’Union nationale des caisses d’Assurance maladie, publiée début juin au Journal officiel.

Effectué en laboratoire de biologie médicale, ce dosage urinaire, appelé cadmiurie, sera remboursé sous certaines conditions.

Comme le précise le site Service-public.gouv.fr , il devra être prescrit par un médecin aux « personnes potentiellement surexposées du fait de leur lieu de résidence » , quand « le sol a été préalablement reconnu par les autorités compétentes comme étant pollué par le cadmium » et à celles surveillées pour « une intoxication chronique au cadmium » .

En cas de cadmiurie élevée chez ces patients, un dosage du cadmium dans le sang, réalisé en complément, sera également pris en charge. Le texte précise que les tests doivent être effectués en suivant les recommandations de la Haute Autorité de santé.

Chacun des deux actes de biologie médicale sera tarifé 27,50 euros, remboursé à 60 % par l’Assurance maladie, le reste par la complémentaire santé. Malgré le remboursement, il restera cependant un reste à charge pour le patient : 2 euros, au titre de la « participation forfaitaire » , comme sur chaque acte de biologie médicale, et comme pour toute consultation chez le médecin.

Métal lourd classé comme « cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction » , le cadmium est naturellement présent dans les sols, mais également à cause de l’utilisation de matières fertilisantes, en particulier des engrais minéraux phosphatés. Absorbé par les végétaux qui y poussent, il se retrouve ensuite dans certains aliments comme les céréales, le riz, les légumes à feuille ou le chocolat. Dans un rapport publié en mars, l’Anses confirmait que, hors tabac, l’alimentation est en France la principale source d’exposition au cadmium.

En 2025, près de la moitié de la population française présentait des expositions au cadmium dépassant les valeurs sanitaires de référence, selon l’ Agence de sécurité sanitaire (Anses), qui juge cette « imprégnation préoccupante » .

Dès 2024, la HAS préconisait de dépister les résidents « potentiellement surexposés » des territoires aux sols géologiquement riches en cadmium (Champagne, Charente, Jura, Massif central…) ou riverains des 7 000 sites pollués par une implantation industrielle, qui se contaminent en inhalant des poussières ou en ingérant des aliments cultivés localement.

« Mais on n’exclura pas les personnes vivant hors de ces sites qui pourraient être surimprégnées : ce sera au médecin de juger, face à un problème rénal ou osseux par exemple, de la nécessité de ces analyses » , a précisé mi-mai le ministère de la Santé à l’AFP.

Insuffisant, selon plusieurs acteurs du monde de la santé. En avril dernier, Pascal Meyvaert, coordinateur du groupe de travail santé et environnement des médecins libéraux, et qui avait alerté l’an dernier sur l’exposition au cadmium, jugeait ce ciblage « trop restrictif » . « C’est comme si le gouvernement avait peur d’un raz de marée de résultats alarmants » , comparait l’expert.

Un avis partagé par Pierre Souvet, fondateur de l’Association Santé Environnement France et lanceur d’alerte, qui considère que ce ciblage nie « les alertes de l’Anses et de Santé publique France qui montrent un problème de contamination globale par voie alimentaire » . « Par crainte de résultats inquiétants ou par crainte financière, peu importe, le gouvernement veut visiblement limiter la surveillance biologique des Français », a-t-il déclaré en avril au Monde .

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.