Les professionnels de la maternité de Navarre, à Pau, ont entamé une grève illimitée ce lundi 15 juin. Malgré l’annonce de fermeture par le groupe GBNA, ils espèrent encore sauver cette offre de soin
Pas une sage-femme, ni un pédiatre n’ont pris son service ce lundi matin à la maternité de Navarre. Dans le conflit qui oppose le personnel à la direction, dans le cadre d’un plan de sauvegarde qui prévoit - notamment - la fermeture de la clinique,...
Pas une sage-femme, ni un pédiatre n’ont pris son service ce lundi matin à la maternité de Navarre. Dans le conflit qui oppose le personnel à la direction, dans le cadre d’un plan de sauvegarde qui prévoit - notamment - la fermeture de la clinique, le temps de la grève est donc venu. « Le compte rendu du dernier CSE, jeudi dernier a mis le feu aux poudres », explique le docteur Bénédicte Guérin.
Selon les grévistes, celui-ci aurait entériné la fermeture de la maternité et le déménagement du service d’oncologie de Marzet dans les locaux de celle-ci. Les neuf mamans actuellement accueillies avec leur bébé n’ont évidemment pas été abandonnées.
« Faute de relève à 7 heures, les sages-femmes de nuit ont dû poursuivre leur garde. Elles sont là, mais épuisées », confie Béatrice, gréviste devant la polyclinique.
Depuis ce lundi matin, l’Agence régionale de santé (ARS) étudie toutes les options, en lien avec l’hôpital voisin, pour assurer la sécurité des parturientes, en dépit du mouvement de grève qui s’annonce comme illimité.
À ce stade, contrairement à la rumeur, l’ARS n’envisage pas la fermeture anticipée de la maternité, mais pourrait procéder à des réquisitions. « Nous n’avons été prévenus de cette grève qu’au moment où le mouvement débutait », indique Alain Guinamant, directeur de l’antenne départementale de l’ARS.
Selon nos informations, le maire de Pau, Jérôme Marbot devrait s’entretenir ce mardi 16 juin, au matin, avec la ministre de la Santé, entouré de plusieurs parlementaires du Béarn. Une information que le cabinet du maire de Pau n’a pas encore confirmée.
