Alors qu’a été publié samedi le décret qui limite la durée des arrêts de travail, Éric Henry, médecin généraliste et ex-président du syndicat des médecins libéraux de France, appelle à s’attaquer au problème à la racine
Le décret limitant la durée des arrêts de travail à un mois pour une première prescription et à deux mois pour une prolongation a été publié samedi au « Journal officiel ». Éric Henry, médecin généraliste et ancien président du syndicat des médecins libéraux de France, s’est indigné le jour même, faisant part de son désaccord sur le fond sur Franceinfo.
« La charge ne doit pas être portée sur les salariés uniquement », a insisté celui qui est aussi à la tête de l’Institut SPS, qui s’occupe de la santé des soignants.
Une position semblable à celle de syndicats CFDT et CGT, opposés au décret. « Je suis un libéral qu’on considérera donc globalement comme un type de droite et je suis tout à fait d’accord » [avec leur constat, NDLR], ironise-t-il. Selon Éric Henry, « il faut donner aux salariés de l’autonomie, leur donner de l’intelligence, des responsabilités », alors qu’on « les cantonne à des professions répétitives ».
« Tous les salariés qui sont sous les ordres d’un manager toxique finiront dans mon cabinet en arrêt de travail », prévient le médecin, qui nuance en rappelant qu’une personne toxique n’est pas nécessairement un manager, mais peut aussi être un collègue de travail. Pour lui, la solution est simple : « Il faut enquêter sur les gens qui rendent leur entreprise toxique », car « ceux qui sont en arrêt, eux, ils sont victimes, ils ne sont pas coupables ».
