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DéposéProjet ou proposition de loi organique

Renforcer l’autonomie financière des collectivités territoriales

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

Ce texte arrive dans un contexte de tensions entre l'État et les collectivités territoriales, exacerbées par des débats budgétaires difficiles en 2025 et 2026. Les collectivités sont perçues comme dépendantes de l'État, ce qui a conduit à des critiques sur leur autonomie financière. Un groupe de travail a été créé pour examiner le financement des territoires, révélant que l'autonomie financière des collectivités est insuffisante. Le texte vise à répondre à cette problématique en renforçant l'autonomie fiscale des collectivités, un sujet de préoccupation depuis plusieurs décennies.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 4« Les débats budgétaires des exercices 2025 et 2026 ont, en effet, été particulièrement éprouvants pour les élus locaux. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 6« l’absence de portée du principe d’autonomie financière et le manque de confiance vis‑à‑vis de l’État constituaient deux obstacles majeurs. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 13« il importe d’engager une véritable réforme visant à élargir les marges de manœuvre financières des collectivités. »
  4. [4] Exposé des motifs · alinéa 15« Cette réforme est reproduite dans la présente proposition de loi organique. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte modifie le code général des collectivités territoriales pour établir un ratio d'autonomie fiscale pour chaque catégorie de collectivités. Ce ratio est défini comme le rapport entre les impositions que la loi attribue aux collectivités et la totalité de leurs ressources. Il ne peut être inférieur à 40 % pour les communes et 20 % pour les autres collectivités. De plus, il introduit un mécanisme limitant la baisse des ressources d'une collectivité à 2 % de ses recettes totales de fonctionnement d'une année sur l'autre. Un rapport annuel sur les finances publiques locales sera également présenté au Parlement.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 5« Le ratio d’autonomie fiscale ne peut être inférieur à quarante pour cent pour la catégorie des communes. »
  2. [2] Article 1 er · alinéa 8« la baisse des ressources... ne peut excéder 2 % des recettes totales de fonctionnement. »
  3. [3] Article 2 · alinéa 2« le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur les orientations des finances des administrations publiques locales. »
  4. [4] Article 1 er · alinéa 6« Le niveau du ratio d’autonomie fiscale sur une année donnée ainsi que ses modalités de calcul et son évolution sont présentés par le Gouvernement au Parlement. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, les collectivités territoriales disposeront d'un cadre plus clair pour leur autonomie fiscale, avec des ratios minimaux garantis. Cela pourrait leur permettre de mieux planifier leurs budgets et de réduire leur dépendance vis-à-vis des financements de l'État. Les collectivités ne pourront pas voir leurs ressources diminuer de plus de 2 % d'une année sur l'autre, ce qui vise à stabiliser leurs finances. Un rapport annuel sur les finances locales devrait également améliorer la transparence et la prévisibilité des financements de l'État.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 8« la baisse des ressources... ne peut excéder 2 % des recettes totales de fonctionnement. »
  2. [2] Article 2 · alinéa 2« le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur les orientations des finances des administrations publiques locales. »
  3. [3] Article 1 er · alinéa 6« Le niveau du ratio d’autonomie fiscale sur une année donnée ainsi que ses modalités de calcul et son évolution sont présentés par le Gouvernement au Parlement. »
ExempleCas concret avant/après

Jean, maire d'une commune de 5 000 habitants, a souvent dû faire face à des baisses de financement de l'État, rendant difficile la gestion de son budget. Avant l'adoption de ce texte, il pouvait voir ses ressources diminuer de manière imprévisible. Avec le nouveau cadre, il saura que sa commune ne pourra pas perdre plus de 2 % de ses recettes de fonctionnement d'une année sur l'autre, ce qui lui permettra de mieux planifier ses projets. De plus, il pourra compter sur un ratio d'autonomie fiscale d'au moins 40 %, lui donnant plus de marge de manœuvre pour fixer ses propres impositions.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 5« Le ratio d’autonomie fiscale ne peut être inférieur à quarante pour cent pour la catégorie des communes. »
  2. [2] Article 1 er · alinéa 8« la baisse des ressources... ne peut excéder 2 % des recettes totales de fonctionnement. »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • GDRPour · 100 %

    Sur les 24 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 24 fois (100 %).

  • NIPour · 100 %

    Sur les 13 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 13 fois (100 %).

  • SOCPour · 100 %

    Sur les 24 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 24 fois (100 %).

  • ECOSPour · 96 %

    Sur les 24 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 23 fois (96 %).

  • LIOTPour · 95 %

    Sur les 22 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 21 fois (95 %).

  • LFI-NFPPour · 83 %

    Sur les 24 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté pour 20 fois (83 %).

  • HORPour · 78 %

    Sur les 23 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe HOR a voté pour 18 fois (78 %).

  • EPRPour · 75 %

    Sur les 24 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe EPR a voté pour 18 fois (75 %).

  • DRPour · 74 %

    Sur les 23 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DR a voté pour 17 fois (74 %).

  • DEMPour · 71 %

    Sur les 24 textes déposés par le groupe SOC déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DEM a voté pour 17 fois (71 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (3 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 4Les débats budgétaires des exercices 2025 et 2026 ont, en effet, été particulièrement éprouvants pour les élus locaux. Accusées, en grande partie à tort , de contribuer à la dégradation des comptes publics nationaux à hauteur de 16 milliards d’euros , les collectivités avaient dû faire face, lors du dépôt du projet de loi de finances (PLF) et du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025, à une série de mesures visant tout autant à réduire les concours financiers de l’État qu’à accroître leurs charges. La multiplicité des « fronts » ouverts par le Gouvernement était telle qu’une association d’élus locaux – France Urbaine – a récemment employé la métaphore du « tapis de bombes » ( [2] ) . Une stratégie similaire a été mise en œuvre, avec une tonalité moins accusatrice, lors de la discussion sur le PLF pour 2026.
    Alinéa 6Au fil des auditions, il est apparu que l’absence de portée du principe d’ autonomie financière et le manque de confiance vis‑à‑vis de l’État constituaient deux obstacles majeurs à la mise en œuvre par les élus locaux des politiques réclamées par leurs concitoyens. En définitive, les tensions qui, depuis les années 2010, ressurgissent à chaque PLF ne sont que les symptômes d’une insuffisante décentralisation financière .
    Alinéa 13Face à un système qui apparaît de plus en plus à bout de souffle, il importe d’engager une véritable réforme visant à élargir les marges de manœuvre financières des collectivités et rétablir une relation de confiance avec l’État.
    Alinéa 15Cette réforme est reproduite dans la présente proposition de loi organique (PPLO).

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article 1 er

    Alinéa 5« Le ratio d’autonomie fiscale ne peut être inférieur à quarante pour cent pour la catégorie des communes et à vingt pour cent pour les autres catégories de collectivités territoriales.
    Alinéa 6« Pour chaque catégorie de collectivités territoriales, le niveau du ratio d’autonomie fiscale sur une année donnée ainsi que ses modalités de calcul et son évolution sont présentés par le Gouvernement au Parlement dans le cadre du rapport sur les ressources propres mentionné à l’article LO. 1114‑4.
    Alinéa 8« Art. LO. 1114 ‑ 6 . – Pour chaque catégorie de collectivités territoriales, la baisse des ressources, constatée sur un exercice par rapport à l’exercice précédent, découlant des effets cumulés des dispositions législatives réduisant, à périmètre de compétences constant, un prélèvement sur les recettes de l’État ou un transfert de produit d’imposition de toute nature dont la loi n’autorise pas les collectivités concernées à en fixer l’assiette, le taux ou le tarif, ou bien opérant une ponction, temporaire ou non, sur les ressources propres de ces collectivités, ne peut excéder 2 % des recettes totales de fonctionnement constatées au 1 er janvier de l’année dans les comptes de gestion afférents au pénultième exercice. Au sens du présent alinéa, les recettes totales de fonctionnement correspondent aux recettes réelles de fonctionnement des budgets principaux de l’ensemble des collectivités territoriales de la catégorie concernée, minorées des atténuations de produits, des recettes exceptionnelles et des transferts financiers entre les collectivités de cette catégorie.
    Lire Article 1 er en entier
    Le chapitre IV du titre unique du livre I er de la première partie du code général des collectivités territoriales est complété par deux articles LO. 1114‑5 et LO. 1114‑6 ainsi rédigés : « Art. LO. 1114 ‑ 5 . – Afin de contribuer au respect de l’obligation mentionnée au dernier alinéa de l’article LO. 1114‑3, il est défini pour chacune des catégories de collectivités territoriales mentionnées à l’article LO. 1114‑1 un ratio d’autonomie fiscale à partir du rapport entre : « 1° Le produit des impositions de toutes natures que la loi attribue en tout ou partie aux collectivités territoriales concernées et dont elle les autorise à fixer l’assiette, le taux ou le tarif. Pour la catégorie des communes, ces ressources fiscales sont augmentées du montant de celles qui bénéficient aux établissements publics de coopération intercommunale ; « 2° La totalité des ressources de ces collectivités territoriales, à l’exclusion des emprunts, des ressources correspondant au financement de compétences transférées à titre expérimental ou mises en œuvre par délégation et des transferts financiers entre collectivités d’une même catégorie. Pour la catégorie des communes, la totalité des ressources est augmentée et minorée dans les conditions mentionnées au deuxième alinéa de l’article LO. 1114‑3. « Le ratio d’autonomie fiscale ne peut être inférieur à quarante pour cent pour la catégorie des communes et à vingt pour cent pour les autres catégories de collectivités territoriales. « Pour chaque catégorie de collectivités territoriales, le niveau du ratio d’autonomie fiscale sur une année donnée ainsi que ses modalités de calcul et son évolution sont présentés par le Gouvernement au Parlement dans le cadre du rapport sur les ressources propres mentionné à l’article LO. 1114‑4. « Si, pour une catégorie de collectivités territoriales, le ratio d’autonomie fiscale ne répond pas aux règles fixées au quatrième alinéa du présent article, les dispositions nécessaires sont arrêtées, au plus tard, par une loi de finances pour la deuxième année suivant celle où ce constat a été fait. « Art. LO. 1114 ‑ 6 . – Pour chaque catégorie de collectivités territoriales, la baisse des ressources, constatée sur un exercice par rapport à l’exercice précédent, découlant des effets cumulés des dispositions législatives réduisant, à périmètre de compétences constant, un prélèvement sur les recettes de l’État ou un transfert de produit d’imposition de toute nature dont la loi n’autorise pas les collectivités concernées à en fixer l’assiette, le taux ou le tarif, ou bien opérant une ponction, temporaire ou non, sur les ressources propres de ces collectivités, ne peut excéder 2 % des recettes totales de fonctionnement constatées au 1 er janvier de l’année dans les comptes de gestion afférents au pénultième exercice. Au sens du présent alinéa, les recettes totales de fonctionnement correspondent aux recettes réelles de fonctionnement des budgets principaux de l’ensemble des collectivités territoriales de la catégorie concernée, minorées des atténuations de produits, des recettes exceptionnelles et des transferts financiers entre les collectivités de cette catégorie. « Pour la catégorie des communes, le premier alinéa est mis en œuvre selon les modalités particulières ci‑après : « 1° La baisse des ressources des communes est augmentée de celle, constatée sur le même exercice par rapport à l’exercice précédent, découlant des effets cumulés des dispositions législatives réduisant, à périmètre de compétences constant, un prélèvement sur les recettes de l’État bénéficiant aux établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, un transfert de produit d’imposition de toute nature dont la loi n’autorise pas les établissements publics de coopération intercommunale concernés à en fixer l’assiette, le taux ou le tarif, ou bien opérant une ponction, temporaire ou non, sur les ressources de ces établissements publics de coopération intercommunale assimilables à des ressources propres au sens du premier alinéa de l’article LO. 1114‑2 ; « 2° Les recettes totales de fonctionnement des communes sont augmentées des recettes réelles de fonctionnement des budgets principaux de l’ensemble des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, telles que constatées au 1 er janvier de l’année dans les comptes de gestion afférents au pénultième exercice, minorées des atténuations de produits, des recettes exceptionnelles et des transferts financiers entre les communes et ces établissements publics de coopération intercommunale. »
  3. Article 2

    Alinéa 2« Art. 1 L. – Au plus tard le dernier jour de la session ordinaire, le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur les orientations des finances des administrations publiques locales comportant :
    Lire Article 2 en entier
    Le titre préliminaire de la loi organique n° 2001‑692 du 1 er août 2001 relative aux lois de finances est complété par un article 1 L ainsi rédigé : « Art. 1 L. – Au plus tard le dernier jour de la session ordinaire, le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur les orientations des finances des administrations publiques locales comportant : « 1° Une actualisation des données mentionnées au 4° de l’article 1 K ; « 2° Une description des orientations de sa politique économique, budgétaire et sociale susceptibles d’avoir un impact sur les finances des collectivités territoriales et de leurs groupements ; « 3° Une évaluation à moyen terme des montants par catégorie de l’ensemble des transferts de l’État aux collectivités territoriales. « Ce rapport peut donner lieu à un débat à l’Assemblée nationale et au Sénat. »
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54849.