La proposition de loi vise à garantir l'accès à des denrées alimentaires saines à prix coûtant, en réponse à des difficultés d'accès économique pour de nombreux ménages. Des études ont montré que certains aliments recommandés par les autorités de santé sont souvent plus chers que des produits moins sains. Cette situation a conduit à une demande d'intervention législative pour rendre ces produits plus accessibles, notamment à travers une initiative associative pour proposer "100 produits sains à prix coûtant".
Le texte introduit une obligation pour les distributeurs de proposer un panier de denrées alimentaires saines à prix coûtant, incluant au moins trois références distinctes pour chaque groupe alimentaire recommandé par le programme national de nutrition. Le panier doit comporter au moins quatre-vingt références distinctes sur l'année. Le prix coûtant inclut les coûts de distribution, mais pas de marge bénéficiaire. Les distributeurs doivent également respecter des conditions spécifiques concernant la qualité des produits et leur provenance, notamment en ce qui concerne les produits biologiques.
Si la loi est adoptée, les supermarchés de plus de 400 mètres carrés devront proposer un panier de produits sains à prix coûtant, ce qui pourrait réduire le coût d'accès à des aliments recommandés pour la santé. Les distributeurs ne pourront pas transférer les coûts de ce dispositif aux producteurs. En cas d'indisponibilité de certains produits, des ajustements temporaires seront possibles. Les manquements aux obligations de cette loi pourront entraîner des amendes.
Julien, gérant d'un supermarché de 500 mètres carrés, doit désormais proposer un panier de 100 produits sains à prix coûtant. Avant la loi, il pouvait choisir de ne pas inclure certains fruits et légumes en raison de leur coût élevé. Après l'adoption de la loi, il devra offrir au moins trois références de chaque groupe alimentaire recommandé, comme des pommes, des bananes et des carottes, à un prix qui couvre uniquement ses coûts de distribution. Cela pourrait rendre ces produits plus accessibles à ses clients.
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À l'Assemblée nationale
Pas encore de vote
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Prédiction
Ce que chaque groupe pourrait voter
Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité
ECOSPour · 100 %
Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 9 fois (100 %).
LFI-NFPPour · 100 %
Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté pour 9 fois (100 %).
LIOTPour · 100 %
Sur les 8 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 8 fois (100 %).
NIPour · 100 %
Sur les 6 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 6 fois (100 %).
SOCPour · 100 %
Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 9 fois (100 %).
GDRPour · 89 %
Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 8 fois (89 %).
Passages cités dans le texte officiel
Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (3 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr
Exposé des motifs
Alinéa 2Pouvoir se nourrir sainement ne devrait dépendre ni du niveau de revenu, ni du lieu de résidence. Pourtant, pour de nombreux ménages, l’accès régulier à des produits favorables à la santé demeure économiquement difficile. Autrement dit, alors que se nourrir sainement devrait être un droit pour toutes et tous, cela est devenu un privilège pour beaucoup.
Alinéa 4Ces travaux montrent que certains aliments au cœur des recommandations nutritionnelles de santé publique, notamment les fruits et légumes, les légumes secs, les produits céréaliers complets ou peu raffinés et les produits issus de l’agriculture biologique, supportent trop souvent des niveaux de marge sensiblement supérieurs à ceux appliqués à des produits ultra‑transformés, trop gras, trop sucrés, trop salés, utilisés fréquemment comme produits d’appel. Ces déséquilibres résultent notamment de pratiques de répartition des marges qui contribuent à renchérir l’accès à ces produits, pourtant au cœur des recommandations de santé publique. Concrètement, les distributeurs mettent en œuvre une politique de péréquation des marges consistant à pratiquer des marges très faibles, voire nulles, sur certaines références fortement comparées par les consommateurs, tout en appliquant des marges plus importantes à d’autres produits.
Alinéa 6Face à ce constat, une large coalition d’associations a porté l’initiative visant à rendre accessibles, dans les supermarchés et les hypermarchés, « 100 produits sains à prix coûtant ».
Alinéa 2« Art. L 410 ‑ 7 . – I. – Les entreprises exerçant des activités de commerce de détail alimentaire dont la surface de vente est supérieure à 400 mètres carrés et qui appartiennent à un même réseau d’enseigne, défini comme un ensemble d’au moins cinq points de vente physiques arborant la même enseigne, au sens de l’article L. 581‑3 du code de l’environnement, quelle que soit la forme juridique ou contractuelle sous laquelle ils sont exploités, proposent dans chacun de leurs points de vente, de manière permanente et à un prix n’excédant pas leur prix coûtant de distribution, un panier de denrées alimentaires contribuant à la protection de la santé publique.
Alinéa 3« II. – Le panier de denrées alimentaires contribuant à la protection de la santé publique mentionné au I du présent article comprend au moins trois références distinctes pour chacun des groupes de denrées alimentaires dont le programme national relatif à la nutrition et à la santé mentionné à l’article L. 3231‑1 du code de la santé publique recommande d’augmenter ou de privilégier la consommation. Le nombre total de références distinctes composant le panier est fixé par décret et ne peut être inférieur à quatre‑vingt sur l’année civile.
Alinéa 22« V. – La mise en œuvre du présent article a pour objet de garantir aux consommateurs un avantage tarifaire effectif. Elle ne peut avoir pour effet de transférer tout ou partie du coût du dispositif aux producteurs agricoles ou aux fournisseurs.
Alinéa 31« VI. – Tout manquement aux obligations prévues au présent article est passible d’une amende administrative dont le montant ne peut excéder 0,4 % du chiffre d’affaires annuel hors taxes réalisé en France par l’entreprise lors du dernier exercice clos.