La proposition de loi vise à renforcer le contrôle des interdictions de détention d'animaux en créant un fichier national automatisé des auteurs d'infractions envers les animaux. Actuellement, bien que des interdictions puissent être prononcées par les juges, leur effectivité est limitée, car il n'existe pas de moyen de vérifier si une personne souhaitant acquérir un animal est sous le coup d'une interdiction. Ce texte répond à une préoccupation identifiée par des organisations de protection animale et des parlementaires, qui soulignent la nécessité d'un outil permettant de prévenir la récidive en matière de maltraitance animale.

Renforcer le contrôle de l’interdiction de détention d’un animal par la création d’un fichier national automatisé des auteurs d’infractions envers les animaux
Où en est ce texte
- Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
En clair
Synthèse neutre, factuelle et sourcée
Le texte crée un fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions envers les animaux, placé sous l'autorité du ministre de la Justice. Ce fichier centralise les informations sur les personnes condamnées à une interdiction de détenir un animal, facilitant ainsi le contrôle de ces interdictions. De plus, il impose une obligation de contrôle préalable à toute cession d'un animal de compagnie, nécessitant la production d'une attestation d'absence d'inscription au fichier. En cas de non-respect de cette obligation, des sanctions financières sont prévues.
▸3 sources dans le texte officiel
- [1] Article 1 er · alinéa 4« Le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions envers les animaux constitue une application automatisée d’informations nominatives »
- [2] Article 2 · alinéa 2« Toute cession, à titre gratuit ou onéreux, d’un animal de compagnie est subordonnée à la production... d’un extrait du fichier »
- [3] Article 3 · alinéa 2« Est puni de 3 500 euros d’amende le fait de céder un animal de compagnie sans solliciter de l’acquéreur la production d’un extrait »
Si le texte est adopté, toute personne souhaitant acquérir un animal de compagnie devra fournir une attestation prouvant qu'elle n'est pas inscrite dans le fichier des auteurs d'infractions envers les animaux. Les refuges et animaleries devront vérifier cette attestation avant de céder un animal. En cas de non-respect de cette obligation, une amende de 3 500 euros sera appliquée, pouvant aller jusqu'à 7 500 euros en cas de récidive. Ce dispositif vise à renforcer le contrôle des interdictions de détention d'animaux.
Julien, propriétaire d'une animalerie à Lyon, doit désormais demander une attestation d'absence d'inscription au fichier des infractions envers les animaux à chaque client souhaitant acheter un animal. Avant cette loi, il pouvait vendre un animal sans vérifier si le client avait des interdictions. Avec la nouvelle obligation, s'il ne demande pas cette attestation, il risque une amende de 3 500 euros. Cela change la manière dont il gère les ventes et renforce la protection des animaux.
Et vous ?
Pour ou contre ce texte ?
Donnez votre avis de citoyen, en un clic. Ce n'est pas le vote des députés : c'est le vôtre.
Votre vote sera enregistré après connexion. Pas de mot de passe — juste votre e-mail.
Votez, puis découvrez
Ce qu'en pensent les autres citoyens — vous seriez la première voix sur ce texte
À l'Assemblée nationale
Pas encore de vote
Les députés n'ont pas encore voté sur ce texte en scrutin public.
Prédiction
Ce que chaque groupe pourrait voter
Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité
- ECOSContre · 100 %
Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté contre 7 fois (100 %).
- EPRContre · 100 %
Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe EPR a voté contre 7 fois (100 %).
- GDRContre · 100 %
Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté contre 7 fois (100 %).
- LFI-NFPContre · 100 %
Sur les 6 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté contre 6 fois (100 %).
- RNPour · 100 %
Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe RN a voté pour 7 fois (100 %).
- SOCContre · 100 %
Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté contre 7 fois (100 %).
- UDDPLRPour · 100 %
Sur les 6 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe UDDPLR a voté pour 6 fois (100 %).
- DEMContre · 86 %
Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DEM a voté contre 6 fois (86 %).
- DRPour · 86 %
Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DR a voté pour 6 fois (86 %).
- LIOTContre · 71 %
Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté contre 5 fois (71 %).
Passages cités dans le texte officiel
Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (4 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr
Exposé des motifs
Alinéa 3Toutefois, malgré le renforcement progressif de l’arsenal juridique, une difficulté demeure : l’effectivité du contrôle de ces interdictions .
Alinéa 8La présente proposition de loi vise donc à porter cette évolution à son achèvement, par la création d’un fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions envers les animaux , ayant vocation à conférer leur plein effet aux interdictions de détenir un animal prononcées par les juridictions . Son objectif n’est pas de créer un dispositif d’affichage mais de mettre en place un outil sécurisé, proportionné et destiné à un but précis : empêcher qu’une personne interdite de détenir un animal puisse en acquérir un nouveau .
Article 1 er
Alinéa 4« Art. 706 ‑ 183. – Le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions envers les animaux constitue une application automatisée d’informations nominatives tenue par le service du casier judiciaire sous l’autorité du ministre de la justice et le contrôle d’un magistrat.
Article 2
Alinéa 2« Art. L. 214 ‑ 8 ‑ 3. – Toute cession, à titre gratuit ou onéreux, d’un animal de compagnie est subordonnée à la production, par l’acquéreur, d’un extrait du fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions envers les animaux attestant de l’absence d’inscription.
Lire Article 2 en entier
La section 2 du chapitre IV du titre I er du livre II du code rural et de la pêche maritime est complétée par un article L. 214‑8‑3 ainsi rédigé : « Art. L. 214 ‑ 8 ‑ 3. – Toute cession, à titre gratuit ou onéreux, d’un animal de compagnie est subordonnée à la production, par l’acquéreur, d’un extrait du fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions envers les animaux attestant de l’absence d’inscription. « Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »Article 3
Alinéa 2« Art. L. 215 ‑ 16. – Est puni de 3 500 euros d’amende le fait de céder un animal de compagnie sans solliciter de l’acquéreur la production d’un extrait du fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions envers les animaux attestant de son absence d’inscription.
Lire Article 3 en entier
Le chapitre V du titre I er du livre II du code rural et de la pêche maritime est complété par un article L. 215‑16 ainsi rédigé : « Art. L. 215 ‑ 16. – Est puni de 3 500 euros d’amende le fait de céder un animal de compagnie sans solliciter de l’acquéreur la production d’un extrait du fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions envers les animaux attestant de son absence d’inscription. « Est puni de la même peine le fait de céder un animal de compagnie à un acquéreur alors qu’il a produit un extrait du fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions envers les animaux attestant de l’existence d’une inscription. « La peine est portée à 7 500 euros d’amende en cas de récidive. »
Suivez les lois qui changent votre quotidien
Chaque matin à 7h : les nouvelles lois en discussion, vulgarisées en 3 min. Sans pub, sans bullshit.
- Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
- 5 articles politiques marquants, sourcés
- Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54455.