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Justice
DéposéProposition de loi ordinaire

Instaurer une réponse pénale ferme et systématique aux incendies volontaires

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi est présentée en réponse à l'augmentation des incendies volontaires en France, exacerbée par des conditions climatiques défavorables. En 2025, plus de 65 000 hectares ont été détruits par des feux de forêt, avec une majorité des départs de feu d'origine humaine. Les sanctions actuelles pour incendies volontaires sont jugées insuffisantes, car les peines maximales ne sont pas souvent appliquées. Ce texte vise à renforcer la réponse pénale face à cette problématique.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« l’intensification des feux de forêt sur l’ensemble du territoire national »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 4« dans près de 90 % des cas, les départs de feu sont d’origine humaine »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 6« la réponse pénale apparaît aujourd’hui insuffisamment dissuasive »
  4. [4] Exposé des motifs · alinéa 7« renforcer cette réponse selon deux leviers complémentaires »
QuoiCe que dit le texte

Le texte modifie le code pénal pour augmenter les sanctions liées aux incendies volontaires. L'article 1 rehausse les amendes maximales pour les infractions liées aux incendies, passant de 150 000 euros à 200 000 euros pour plusieurs articles du code. L'article 2 introduit des peines minimales d'emprisonnement pour les crimes et délits liés aux incendies, établissant des seuils planchers selon la gravité des infractions.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 3« le montant : « 150 000 euros » est remplacé par le montant : « 200 000 euros » »
  2. [2] Article 2 · alinéa 2« la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si la loi est adoptée, les amendes pour incendies volontaires seront augmentées, ce qui pourrait dissuader certains comportements. Par exemple, les amendes pour des infractions graves passeront de 150 000 euros à 200 000 euros. De plus, des peines minimales d'emprisonnement seront instaurées, garantissant que les peines ne seront pas inférieures à trois ans pour certains délits, ce qui pourrait entraîner des peines plus sévères pour les contrevenants.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 3« le montant : « 150 000 euros » est remplacé par le montant : « 200 000 euros » »
  2. [2] Article 2 · alinéa 5« Sept ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention »
ExempleCas concret avant/après

Julien, agriculteur dans le Var, a été condamné pour avoir provoqué un incendie volontaire qui a détruit 50 hectares de forêt. Avant la loi, il a reçu une amende de 150 000 euros et une peine de sursis. Avec la nouvelle loi, son amende serait de 200 000 euros et il risquerait au moins trois ans d'emprisonnement, ce qui pourrait changer la manière dont les juges appliquent les sanctions pour ce type d'infraction.

▸1 source dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 3« le montant : « 150 000 euros » est remplacé par le montant : « 200 000 euros » »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • ECOSContre · 100 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté contre 7 fois (100 %).

  • EPRContre · 100 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe EPR a voté contre 7 fois (100 %).

  • GDRContre · 100 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté contre 7 fois (100 %).

  • LFI-NFPContre · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté contre 6 fois (100 %).

  • RNPour · 100 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe RN a voté pour 7 fois (100 %).

  • SOCContre · 100 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté contre 7 fois (100 %).

  • UDDPLRPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe UDDPLR a voté pour 6 fois (100 %).

  • DEMContre · 86 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DEM a voté contre 6 fois (86 %).

  • DRPour · 86 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DR a voté pour 6 fois (86 %).

  • LIOTContre · 71 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté contre 5 fois (71 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (2 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2L’année 2025 a confirmé une tendance préoccupante : l’intensification des feux de forêt sur l’ensemble du territoire national, sous l’effet conjugué du changement climatique, de la sécheresse et d’épisodes météorologiques extrêmes. Selon le Système européen d’information sur les feux de forêts (EFFIS), plus de 65 000 hectares ont été ravagés en France, faisant de cette année l’une des plus destructrices depuis près d’un demi‑siècle.
    Alinéa 4Si des conditions climatiques défavorables – canicule, épisodes de mistral, végétation desséchée – favorisent la propagation rapide des flammes, ces facteurs naturels ne sauraient occulter une réalité déterminante : dans près de 90 % des cas, les départs de feu sont d’origine humaine et une part non négligeable relève d’actes intentionnels.
    Alinéa 6Face à cette réalité, la réponse pénale apparaît aujourd’hui insuffisamment dissuasive. Le droit en vigueur prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à dix ans de réclusion criminelle et 150 000 euros d’amende pour les incendies volontaires, et davantage en cas de circonstances aggravantes ; mais ces peines sont rarement appliquées à leur maximum. Dans les faits, les condamnations prononcées se traduisent le plus souvent par des peines assorties du sursis et par des amendes d’un montant sans commune mesure avec la gravité des faits.
    Alinéa 7La présente proposition de loi vise à renforcer cette réponse selon deux leviers complémentaires. D’une part, elle relève les plafonds des peines d’amende encourues en vertu des articles 322‑6 à 322‑10 du code pénal, inchangés depuis 2004 et devenus dérisoires au regard de l’ampleur des dommages causés et des moyens engagés pour les combattre. D’autre part, elle instaure un dispositif de peines minimales de privation de liberté afin de garantir une réponse judiciaire ferme et homogène sur l’ensemble du territoire.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article 1 er

    Alinéa 3a) Au premier alinéa, le montant : « 150 000 euros » est remplacé par le montant : « 200 000 euros » ;
    Lire Article 1 er en entier
    Le code pénal est ainsi modifié : 1° L’article 322‑6 est ainsi modifié : a) Au premier alinéa, le montant : « 150 000 euros » est remplacé par le montant : « 200 000 euros » ; b) Au second alinéa, le montant : « 150 000 euros » est remplacé par le montant : « 200 000 euros » ; 2° L’article 322‑7 est ainsi modifié : a) Au premier alinéa, le montant : « 150 000 euros » est remplacé par le montant : « 200 000 euros » ; b) Au second alinéa, le montant : « 200 000 euros » est remplacé par le montant : « 300 000 euros » ; 3° L’article 322‑8 est ainsi modifié : a) Au premier alinéa, le montant : « 150 000 euros » est remplacé par le montant : « 200 000 euros » ; b) À l’avant‑dernier alinéa, le montant : « 200 000 euros » est remplacé par le montant : « 300 000 euros » ; 4° L’article 322‑9 est ainsi modifié : a) Au premier alinéa, le montant : « 150 000 euros » est remplacé par le montant : « 200 000 euros » ; b) Au deuxième alinéa, le montant : « 200 000 euros » est remplacé par le montant : « 300 000 euros » ; 5° Au premier alinéa de l’article 322‑10, le montant : « 150 000 euros » est remplacé par le montant : « 200 000 euros ».
  3. Article 2

    Alinéa 2« Art. 322 ‑ 11 ‑ 2. – Pour les crimes et délits prévus dans la présente section, la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants :
    Alinéa 5« 3° Sept ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ;
    Lire Article 2 en entier
    Après l’article 322‑11‑1 du code pénal, il est inséré un article 322‑11‑2 ainsi rédigé : « Art. 322 ‑ 11 ‑ 2. – Pour les crimes et délits prévus dans la présente section, la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants : « 1° Trois ans, si le délit est puni de dix ans d’emprisonnement ; « 2° Cinq ans, si le crime est puni de quinze ans de réclusion ou de détention ; « 3° Sept ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ; « 4° Dix ans, si le crime est puni de trente ans de réclusion ou de détention ; « 5° Quinze ans, si le crime est puni de la réclusion ou de la détention à perpétuité. » [(1)] (1) Ce groupe est composé de : M. Franck ALLISIO, M. Maxime AMBLARD, Mme Bénédicte AUZANOT, M. Philippe BALLARD, Mme Anchya BAMANA, M. Romain BAUBRY, M. José BEAURAIN, M. Christophe BENTZ, M. Théo BERNHARDT, M. Guillaume BIGOT, M. Bruno BILDE, M. Emmanuel BLAIRY, Mme Sophie BLANC, M. Frédéric BOCCALETTI, M. Anthony BOULOGNE, Mme Manon BOUQUIN, M. Jorys BOVET, M. Jérôme BUISSON, M. Eddy CASTERMAN, M. Bernard CHAUMEIL, M. Sébastien CHENU, M. Roger CHUDEAU, M. Bruno CLAVET, Mme Caroline COLOMBIER, Mme Nathalie DA CONCEICAO CARVALHO, Mme Catherine DELLONG MENG, M. Jocelyn DESSIGNY, Mme Edwige DIAZ, Mme Sandrine DOGOR-SUCH, M. Nicolas DRAGON, M. Alexandre DUFOSSET, M. Gaëtan DUSSAUSAYE, M. Aurélien DUTREMBLE, M. Auguste EVRARD, M. Frédéric FALCON, M. Marc DE FLEURIAN, M. Guillaume FLORQUIN, M. Emmanuel FOUQUART, M. Thierry FRAPPÉ, M. Julien GABARRON, Mme Stéphanie GALZY, M. Jonathan GERY, M. Frank GILETTI, M. Yoann GILLET, M. Christian GIRARD, M. Antoine GOLLIOT, M. José GONZALEZ, Mme Florence GOULET, Mme Géraldine GRANGIER, Mme Monique GRISETI, M. Julien GUIBERT, M. Michel GUINIOT, M. Jordan GUITTON, Mme Marine HAMELET, M. Timothée HOUSSIN, M. Sébastien HUMBERT, M. Laurent JACOBELLI, M. Pascal JENFT, M. Alexis JOLLY, Mme Tiffany JONCOUR, M. Édouard JORDAN, Mme Sylvie JOSSERAND, Mme Florence JOUBERT, Mme Hélène LAPORTE, Mme Laure LAVALETTE, Mme Marine LE PEN, M. Robert LE BOURGEOIS, Mme Julie LECHANTEUX, Mme Nadine LECHON, Mme Gisèle LELOUIS, M. Hervé DE LÉPINAU, Mme Katiana LEVAVASSEUR, M. Julien LIMONGI, M. René LIORET, Mme Christine LOIR, Mme Marie-France LORHO, M. Philippe LOTTIAUX, M. Alexandre LOUBET, M. David MAGNIER, Mme Claire MARAIS-BEUIL, M. Matthieu MARCHIO, M. Pascal MARKOWSKY, M. Patrice MARTIN, Mme Michèle MARTINEZ, M. Kévin MAUVIEUX, M. Nicolas MEIZONNET, Mme Joëlle MÉLIN, Mme Yaël MÉNACHÉ, M. Thomas MÉNAGÉ, M. Pierre MEURIN, M. Thibaut MONNIER, M. Serge MULLER, M. Julien ODOUL, Mme Caroline PARMENTIER, M. Thierry PEREZ, M. Kévin PFEFFER, Mme Lisette POLLET, M. Stéphane RAMBAUD, Mme Angélique RANC, M. Julien RANCOULE, M. Matthias RENAULT, Mme Catherine RIMBERT, M. Joseph RIVIÈRE, Mme Laurence ROBERT-DEHAULT, Mme Béatrice ROULLAUD, Mme Sophie-Laurence ROY, Mme Anaïs SABATINI, M. Alexandre SABATOU, M. Emeric SALMON, M. Philippe SCHRECK, Mme Anne SICARD, M. Emmanuel TACHÉ, M. Jean-Philippe TANGUY, M. Michaël TAVERNE, M. Thierry TESSON, M. Lionel TIVOLI, M. Gabriel TOMATIS, M. Romain TONUSSI, M. Cyril TRIBUIANI, M. Antoine VILLEDIEU, M. Frédéric-Pierre VOS, M. Frédéric WEBER. [(2)] (2) Ce groupe est composé de : M. Alexandre ALLEGRET-PILOT, M. Charles ALLONCLE, M. Matthieu BLOCH, M. Pierre-Henri CARBONNEL, M. Bernard CHAIX, M. Marc CHAVENT, M. Éric CIOTTI, Mme Christelle D’INTORNI, M. Olivier FAYSSAT, M. Bartolomé LENOIR, Mme Hanane MANSOURI, M. Maxime MICHELET, M. Éric MICHOUX, Mme Sophie RICOURT VAGINAY, M. Vincent TRÉBUCHET, M. Antoine VALENTIN, M. Gérault VERNY.
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