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DéposéProposition de loi ordinaire

Mieux protéger les enfants des prédateurs sexuels

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à renforcer la protection des enfants contre les violences sexuelles, un problème préoccupant en France, où 160 000 enfants sont victimes chaque année. Le rapport de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants a révélé que 75 % des faits étaient prescrits, ce qui limite les possibilités de justice pour les victimes. En réponse à ces enjeux, le texte propose d'adopter des mesures telles que l'imprescriptibilité des infractions sexuelles sur mineurs et l'institution de peines incompressibles.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« Chaque année en France, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, soit un enfant toutes les trois minutes. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 7« le Parlement européen s’est prononcé en faveur de la révision de la directive contre les abus sexuels sur enfants prévoyant, notamment, de supprimer les délais de prescription. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 9« l’article 1 er de cette proposition de loi prévoit donc l’imprescriptibilité des infractions sexuelles commises à l’égard des personnes mineures. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte modifie plusieurs articles du code pénal et du code de procédure pénale. Il introduit l'imprescriptibilité des infractions sexuelles sur mineurs, ce qui signifie que ces crimes ne peuvent plus être soumis à des délais de prescription. Il rend également les peines pour viols et agressions sexuelles sur mineurs incompressibles, interdisant tout aménagement de peine. En cas de récidive, un suivi psychiatrique et une castration chimique sont requis pour la libération. Enfin, il rend systématique et définitive l'interdiction d'exercer toute activité en lien avec des mineurs pour les personnes condamnées pour infractions sexuelles.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 3« L’action publique des délits mentionnés aux articles 222‑29‑1 à 222‑29‑3 et 227‑26 du code pénal, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, ne se prescrit pas. »
  2. [2] Article 3 · alinéa 2« la juridiction ordonne le suivi d’un traitement utilisant des médicaments qui entraînent une diminution de la libido et un accompagnement psychiatrique. »
  3. [3] Article 4 · alinéa 2« Cette interdiction est systématique et définitive pour toute fonction ou activité en lien avec des personnes mineures. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, les infractions sexuelles sur mineurs ne pourront plus être prescrites, permettant ainsi aux victimes de porter plainte sans limite de temps. Les peines pour ces infractions seront incompressibles, ce qui signifie que les condamnés purgeront l'intégralité de leur peine sans possibilité de réduction. En cas de récidive, les délinquants devront suivre un traitement psychiatrique et une castration chimique pour être libérés. De plus, toute personne condamnée pour une infraction sexuelle sur mineur sera définitivement interdite d'exercer toute activité en lien avec des mineurs.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 3« L’action publique des délits mentionnés aux articles 222‑29‑1 à 222‑29‑3 et 227‑26 du code pénal, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, ne se prescrit pas. »
  2. [2] Article 3 · alinéa 2« la juridiction ordonne le suivi d’un traitement utilisant des médicaments qui entraînent une diminution de la libido et un accompagnement psychiatrique. »
  3. [3] Article 4 · alinéa 2« Cette interdiction est systématique et définitive pour toute fonction ou activité en lien avec des personnes mineures. »
ExempleCas concret avant/après

Julien, éducateur sportif, a été condamné pour agression sexuelle sur un mineur. Avant l'adoption de ce texte, il aurait pu bénéficier d'une réduction de peine après quelques années. Avec la nouvelle loi, il devra purger l'intégralité de sa peine de dix ans sans possibilité d'aménagement. De plus, il sera définitivement interdit d'exercer toute activité en lien avec des mineurs, ce qui l'empêchera de travailler dans son domaine à l'avenir.

▸1 source dans le texte officiel
  1. [1] Article 4 · alinéa 2« Cette interdiction est systématique et définitive pour toute fonction ou activité en lien avec des personnes mineures. »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe DR déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • DRPour · 100 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe DR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DR a voté pour 10 fois (100 %).

  • EPRPour · 100 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe DR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe EPR a voté pour 10 fois (100 %).

  • HORPour · 100 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe DR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe HOR a voté pour 10 fois (100 %).

  • LIOTPour · 100 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe DR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 9 fois (100 %).

  • NIPour · 100 %

    Sur les 8 textes déposés par le groupe DR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 8 fois (100 %).

  • RNPour · 100 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe DR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe RN a voté pour 10 fois (100 %).

  • UDRPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe DR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe UDR a voté pour 6 fois (100 %).

  • DEMPour · 90 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe DR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DEM a voté pour 9 fois (90 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (5 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2Chaque année en France, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, soit un enfant toutes les trois minutes.
    Alinéa 7Le 17 juin 2025, le Parlement européen s’est prononcé en faveur de la révision de la directive contre les abus sexuels sur enfants prévoyant, notamment, de supprimer les délais de prescription en matière d’infraction sexuelle commise sur mineur.
    Alinéa 9L’article 1 er de cette proposition de loi prévoit donc l’imprescriptibilité des infractions sexuelles commises à l’égard des personnes mineures.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article 1 er

    Alinéa 3« L’action publique des délits mentionnés aux articles 222‑29‑1 à 222‑29‑3 et 227‑26 du code pénal, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, ne se prescrit pas. »
    Lire Article 1 er en entier
    Le code de procédure pénale est ainsi modifié : 1° L’article 3 est complété par un alinéa ainsi rédigé : « L’action publique des délits mentionnés aux articles 222‑29‑1 à 222‑29‑3 et 227‑26 du code pénal, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, ne se prescrit pas. » 2° L’avant‑dernier alinéa de l’article 7 est ainsi modifié : a) À la fin, les mots : « ; toutefois, s’il s’agit d’un viol, en cas de commission sur un autre mineur par la même personne, avant l’expiration de ce délai, d’un nouveau viol, d’une agression sexuelle ou d’une atteinte sexuelle, le délai de prescription de ce viol est prolongé, le cas échéant, jusqu’à la date de prescription de la nouvelle infraction » sont supprimés ; b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Par dérogation, l’action publique des crimes mentionnés au 3° du même article 706‑47, lorsqu’ils sont commis sur des personnes mineures, ne se prescrit pas. » ; 3° Au troisième alinéa de l’article 8, les mots : « aux articles 222‑12, 222‑29‑1 et 227‑26 », sont remplacés par les mots : « à l’article 222‑12 ».
  3. Article 3

    Alinéa 2« Lorsque la personne est en état de récidive pour une infraction définie aux articles 222‑23 à 222‑29‑3, la juridiction ordonne le suivi d’un traitement utilisant des médicaments qui entraînent une diminution de la libido et un accompagnement psychiatrique. Ce traitement peut commencer pendant l’exécution de la peine.
    Lire Article 3 en entier
    L’article 131‑36‑4 du code pénal est complété par trois alinéas ainsi rédigés : « Lorsque la personne est en état de récidive pour une infraction définie aux articles 222‑23 à 222‑29‑3, la juridiction ordonne le suivi d’un traitement utilisant des médicaments qui entraînent une diminution de la libido et un accompagnement psychiatrique. Ce traitement peut commencer pendant l’exécution de la peine. « Si le violeur refuse ce traitement, il devra rester en prison ou en rétention de sûreté. « Lorsque la peine d’emprisonnement se termine pendant la période de traitement du condamné, celui‑ci doit se présenter dans un hôpital ou un lieu agréé pour continuer de recevoir le traitement sous forme d’injections. Le non‑respect de ces obligations entraîne la possibilité par le juge d’application des peines de remettre le criminel sexuel en prison ou dans un hôpital spécialisé fermé pendant une durée déterminée. »
  4. Article 4

    Alinéa 21° Le premier alinéa de l’article 131‑27 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette interdiction est systématique et définitive pour toute fonction ou activité en lien avec des personnes mineures, dès lors que le crime ou délit commis constitue une infraction sexuelle sur une personne mineure. »
    Lire Article 4 en entier
    Le code pénal est ainsi modifié : 1° Le premier alinéa de l’article 131‑27 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette interdiction est systématique et définitive pour toute fonction ou activité en lien avec des personnes mineures, dès lors que le crime ou délit commis constitue une infraction sexuelle sur une personne mineure. » 2° L’article 227‑9 est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Cette interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs s’applique à titre définitif est systématique lorsque les infractions relèvent du paragraphe 2 de la section 5 du présent code. »
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54554.