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justicevia Le HuffPost··2 min de lecture

À son procès en appel, Sarkozy a prononcé ses derniers mots devant la cour : « Est-ce que je vais y retourner ? »

Personnalités citées :Nicolas SarkozyOlivier Géron
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Le contexte

Nicolas Sarkozy, ancien président de la République française, est en procès en appel concernant le financement présumé de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye. Cette affaire a débuté il y a plusieurs années et a été marquée par des accusations de corruption et de financement occulte. Le procès en appel se déroule à Paris et a suscité un grand intérêt médiatique et public.

Ce qu'il faut retenir

Lors de son procès en appel, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il n'avait pas trahi la confiance des Français et a plaidé pour sa relaxe. Il a exprimé son inquiétude quant à la possibilité d'une nouvelle détention et a critiqué les accusations portées contre lui, les qualifiant de mensonges. L'accusation a requis une peine de sept ans d'emprisonnement, le qualifiant d'instigateur d'un pacte de corruption avec la Libye. Sarkozy a insisté sur le fait qu'il n'y avait aucune preuve contre lui après 14 ans d'enquête.

Ce que ça change

La décision de la cour d'appel, attendue le 30 novembre, pourrait avoir des conséquences significatives sur la carrière politique de Nicolas Sarkozy et sur la perception du public concernant la transparence et l'intégrité des anciens dirigeants français. Cette affaire soulève également des questions sur le financement des campagnes politiques en France.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Il maintient mordicus qu’il n’a « pas trahi la confiance des Français » . Nicolas Sarkozy a prononcé ce mercredi 27 mai ses derniers mots devant la cour d’appel de Paris, qui rejuge le financement libyen présumé de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. « Je ne demande qu’une chose : être traité comme n’importe qui, être jugé pour ce que j’ai fait, pas ce que je suis » , a-t-il également dit après que ses avocats ont plaidé sa relaxe. La décision sera rendue le 30 novembre.

« C’est émouvant pour moi, car maintenant je vais attendre […], pas comme un ancien président de la République mais un homme qui ne va se demander qu’une chose en se réveillant, tous les soirs en se couchant : est-ce que je vais y retourner ? » , a-t-il déclaré dans une allusion à sa détention durant vingt jours après sa condamnation en première instance, voix parfois tremblante et colère perceptible contre le parquet général.

L’accusation a requis sept ans d’emprisonnement contre l’ex-président, dépeint en « instigateur » d’un pacte de corruption avec la Libye de Mouammar Kadhafi : un financement politique occulte en échange de contreparties, notamment une grâce du dignitaire libyen Abdallah Senoussi, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en France pour l’attentat contre le DC-10 d’UTA au-dessus du Niger en 1989, qui a fait 170 morts.

« Cette affaire de prétendu financement libyen de ma campagne a commencé dans le mensonge et dans le complot. Elle doit finir dans la vérité et dans la transparence » , a affirmé l’ex-chef de l’État, refusant de citer « les menteurs et les comploteurs [qui] se reconnaîtront » . « Ce n’est pas un procès historique, pas un roman, c’est ma vie » , a-t-il ajouté, expliquant que durant sa détention à la Santé, il était « un homme comme les autres, pas différent de [ses] codétenus » .

Le procès en appel a « été une nouvelle épreuve. Il y a eu des moments difficiles pour moi, écouter sans rien dire, subir sans rien dire, se faire insulter, entendre des choses folles et montrer un visage impassible » , a-t-il poursuivi. En regardant les avocats généraux, il leur a dit avoir été « blessé » par les suggestions que son élection en 2007 avait été « biaisée » ou qu’il avait été « sous influence étrangère » .

Les « 37 350 000 Français [qui] se sont déplacés ont donc été abusés par l’argent de M. Kadhafi que vous n’avez pas retrouvé » dans les comptes de campagne, a-t-il ironisé. Il s’est ensuite adressé au président de la cour d’appel, Olivier Géron : « Je vous le dis droit dans les yeux, je tiens à mon pays et je ne peux pas croire que dans la France de 2026, un homme soit condamné à sept ans de prison pour des faits qu’il n’a pas commis et contre lequel après 14 ans d’enquête, il n’y a aucune preuve » .

Durant les 11 semaines d’audience, « je ne suis pas venu ici comme au bureau, je suis venu ici comme on va à un chemin de croix. J’ai essayé d’être digne et d’être vrai » , a conclu Nicolas Sarkozy.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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