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justicevia France 24··3 min de lecture

Fin du procès libyen en appel : "Je n'ai pas trahi la confiance des Français", assure Sarkozy

Personnalités citées :Nicolas Sarkozy
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Le contexte

Nicolas Sarkozy, ancien président de la République française, est jugé en appel pour le financement présumé de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi. Ce procès fait suite à une condamnation en première instance et s'inscrit dans un long processus judiciaire qui dure depuis plusieurs années, avec des accusations de corruption et de financement occulte.

Ce qu'il faut retenir

Nicolas Sarkozy a plaidé sa cause devant la cour d'appel de Paris, affirmant qu'il n'avait pas trahi la confiance des Français. Ses avocats ont demandé sa relaxe, tandis que l'accusation a requis une peine de sept ans d'emprisonnement. Sarkozy a exprimé son indignation face aux accusations de financement illégal et a insisté sur le fait qu'il n'y avait aucune preuve contre lui après 14 ans d'enquête. La décision finale sera rendue le 30 novembre.

Ce que ça change

Ce procès en appel est crucial pour Nicolas Sarkozy, qui cherche à rétablir son honneur et sa réputation politique. Les implications de cette affaire pourraient influencer la perception du public sur le financement des campagnes politiques en France et sur la responsabilité des anciens dirigeants face à la justice.

L'article complet

Source originale sur france24.com

"Je ne demande qu'une chose : être traité comme n'importe qui, être jugé pour ce que j'ai fait, pas ce que je suis", a déclaré mercredi Nicolas Sarkozy en clôture du procès en appel qui rejuge le financement libyen présumé de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. Ses avocats ont plaidé sa relaxe dans ce dossier. La décision sera rendue le 30 novembre.

"Je n'ai pas trahi la confiance des Français", a assuré l'ancien président Nicolas Sarkozy , mercredi 27 mai, devant la cour d'appel de Paris, chargée de rejuger le financement libyen présumé de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.

"Je ne demande qu'une chose : être traité comme n'importe qui, être jugé pour ce que j'ai fait, pas ce que je suis", a-t-il également dit après que ses avocats ont plaidé sa relaxe. La décision sera rendue le 30 novembre.

"C'est émouvant pour moi, car maintenant je vais attendre (...), pas comme un ancien président de la République mais un homme qui ne va se demander qu'une chose en se réveillant, tous les soirs en se couchant : est-ce que je vais y retourner ?", a-t-il dit dans une allusion à sa détention durant vingt jours après sa condamnation en première instance . Un ancien président à la voix parfois tremblante, animé d'une colère contre le parquet général.

L'accusation a requis sept ans d'emprisonnement contre l'ex-président, dépeint en "instigateur" d'un pacte de corruption avec la Libye de Mouammar Kadhafi : un financement politique occulte en échange de contreparties, notamment une grâce du dignitaire libyen Abdallah Senoussi, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en France pour l'attentat contre le DC-10 d'UTA au-dessus du Niger en 1989 (170 morts).

"Cette affaire de prétendu financement libyen de ma campagne a commencé dans le mensonge et dans le complot. Elle doit finir dans la vérité et dans la transparence", a déclaré l'ex-chef de l'État, refusant de citer "les menteurs et les comploteurs (qui) se reconnaîtront".

"Ce n'est pas un procès historique, pas un roman, c'est ma vie", a-t-il ajouté, expliquant que durant sa détention à la Santé, il était "un homme comme les autres, pas différent de (ses) codétenus".

Le procès en appel a "été une nouvelle épreuve. Il y a eu des moments difficiles pour moi, écouter sans rien dire, subir sans rien dire, se faire insulter, entendre des choses folles et montrer un visage impassible", a-t-il poursuivi. En regardant les avocats généraux, il leur a dit avoir été "blessé" par les suggestions que son élection en 2007 avait été "biaisée" ou qu'il avait été "sous influence étrangère".

Les "37 350 000 Français (qui) se sont déplacés ont donc été abusés par l'argent de M. Kadhafi que vous n'avez pas retrouvé" dans les comptes de campagne, a-t-il ironisé.

Il s'est ensuite adressé au président de la cour d'appel, Olivier Géron: "Je vous le dis droit dans les yeux, je tiens à mon pays et je ne peux pas croire que dans la France de 2026, un homme soit condamné à sept ans de prison pour des faits qu'il n'a pas commis et contre lequel après 14 ans d'enquête, il n'y a aucune preuve".

Durant les 11 semaines d'audience, "je ne suis pas venu ici comme au bureau, je suis venu ici comme on va à un chemin de croix. J'ai essayé d'être digne et d'être vrai", a conclu Nicolas Sarkozy.

Texte extrait depuis l'article original sur france24.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur france24.com.

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